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ACRMP

Association des Conservateurs-Restaurateurs de Midi-Pyrénées

Les Ateliers du Patrimoine 2009 | 01 février 2010

 session des Ateliers du patrimoine: « Observation, évaluation et décentralisation du patrimoine»

 jeudi 24 septembre 2009 à l'Hôtel de Région

 

 

Matinée

 

Ouverture

 

Martin MALVY, Président de la Région Midi-Pyrénées,  a rappelé dans son introduction les deux axes de débat de la journée : la création de l’observatoire du Patrimoine et la décentralisation. Le poids de son discours s’est porté sur l’association des villes d’Art et d’Histoire, comme moyen fédérateur de levier contre notamment la réforme des collectivités ; en effet, la perte de financements croisés et l’exigence d’une participation à 50% pour les communes de plus de 5000 habitants risquent fort d’aboutir à l’abandon par les collectivités de tout financement du patrimoine. Jacques ROUGER, vice président de cette association et maire de Saintes insiste aussi sur la nécessite de maintenir la pression pour préserver les ABF (avis conforme des ABF), qui donne « un avis éclairé comme base de réalités locales et fiscales», il s’agit d’un combat/parlementaires. 

 

Notons que M Malvy a cité la présence de différentes personnalités et fonctions, notamment celle d’Anne Craveia, présidente de l’ACRMP.

Enfin, soulignons la présence du Directeur du Patrimoine au Ministère, Michel Clément, qui a salué l’excellent travail de Monsieur Paillarse. Après un rappel historique de la décentralisation et l’élargissement du mot « patrimoine » depuis le XIX° siècle, M Clément  a précisé que nous « sommes tous comptables des fonds publics », que l’Etat pilote et harmonise l’ensemble des acteurs » et agit, selon le code du patrimoine, pour le »contrôle scientifique et technique », avec la fin du monopole des ACMH (sauf pour les MH gérés par l’Etat).

 

Mot de Hélène BRETON, vice présidente chargée de la Culture à la Région.

 

Animateur tables rondes :

Emmanuel NEGRIER, Docteur en sciences politiques , chercheur CNRS CEPEL(centre d’études politiques de l’Europe Latine) Université de Montpellier.

 

1ère table ronde : Observer et évaluer les politiques publiques du patrimoine : pour quoi faire ?

 

Intervenants:

Carole DESMARAIS , Directrice des Etudes, de la Prospective et de l’évaluation de la Région MP

 

Jean ROZENBAUM, Directeur Général de la FIGESMA, cabinet d’étude spécialisé dans l’évaluation et le développement des politiques publiques dans les domaines culturels et touristiques. Son intervention, porta sur la synthèse des résultats de cette étude : objectifs, critères définissant les champs du patrimoine, retombées socio-économiques (nombre d’emplois etc), retombées fiscales etc..

 

Fabrice MANUEL, Directeur de la Culture et du Patrimoine depuis 2004 à la région Languedoc-Roussillon étude sur les retombées économiques du patrimoine en 2008

 

Christian TREZIN, Inspecteur général de l’architecture et du Patrimoine – DAPA/IGAPA-Inventaire général) sa communication porta sur l’observation et évaluation par l’Etat dans le domaine de l’inventaire général du patrimoine culturel. Rappel des compétences instaurées par décentralisation, détaille l’évaluation et le contrôle scientifique et technique de l’Etat dans leurs objectifs et moyens.

 

Martine CORALL REGOURD, Maître de conférence en Sciences de l’information et de la communication, Toulouse I – Sc. Sociales. Publications sur les Musées, évaluation, mutation par décentralisation, déplacement des critères effet images, retombées économiques, effet labellisation loi 2 002 etc…

 

 

Ces présentations, de 10mn chacune, ont encore tourné autour des critères définissant les champs du patrimoine à observer, les bilans européens et français sur la consommation du patrimoine classique (musées, MH, bibliothèques), ou des musées en Midi-Pyrénées ; comment analyser le patrimoine autrement qu’en termes de valeur d’échange ; introduire la valeur d’usage, le bonheur ressenti (intervention de Alain LEFEVRE Universitaire Toulouse Mirail)…Certes, le directeur de la culture de Languedoc Roussillon a provoqué l’assemblée, à l’image de son président ; il a surtout expliqué que les bilans sur l’économie du patrimoine culturel de sa région, présentés par les cabinets d’audit, présentés en 2008 par FIGESMA, se basaient sur des données récoltées en 2006, ce qui n’est pas intéressant pour une « politique » qui se doit d’être dynamique.

 

Point de vue de Monique D. ACRMP: « Bref, de cette matinée, je suis restée sur ma faim ; j’aurais aimé apprendre que l’observatoire du patrimoine en Midi-Pyrénées allait être lancé, que les critères retenus allaient nous être présentés, que les interlocuteurs seraient choisis dans telle et telle branche, etc… Bref, j’aurais aimé comprendre que les choses avancent enfin en Midi-Pyrénées. Il est vrai que le site des musées de Midi-Pyrénées, qui nous a été présenté avant le déjeuner, a été le sujet d’une étude de faisabilité vers 1998, soit il y a dix ans. Il est vrai aussi que les élections régionales sont en 2010…. »

Après-midi

table ronde: La décentralisation du patrimoine :faut-il poursuivre ?

Problématique : Cinq ans après l’Acte II de la décentralisation et le transfert de l’Inventaire aux Régions, quel bilan peut-on tirer ? Comment les collectivités locales se sont-elles approprié la mission de la connaissance du patrimoine ? Quid des dispositifs d’expérimentation ? Perspectives ?

Intervenants : Jean-François AUBY, Juriste, cabinet Auby-Conseil à Bordeaux  Michel DUFFOUR, Ancien Secrétaire d’Etat chargé du Patrimoine et de la Décentralisation, initiateur du Protocole Expérimental de Décentralisation en matière de Patrimoine (2001-2003)

 

 

Introduction : Faut-il poursuivre la décentralisation de la gestion du Patrimoine ?

Cette décentralisation a-t-elle réellement commencée ? Si l’on compare avec  l’Italie et l’Espagne, la seule présence de la DRAC dans les régions montre que la décentralisation n’a pas commencée.

M. Duffour –Ancien Secrétaire d’Etat chargé du Patrimoine et de la Décentralisation, initiateur du Protocole expérimental de Décentralisation  en matière de Patrimoine (2001-2003) :

Ancien secrétaire d’état à la décentralisation en matière de Patrimoine de mars 2000 à avril 2002. Il nous parle de son expérience. Nomination et titre inédits à l’époque. Sans budget, il a tenté de donner du contenu. Etait convaincu de la fragilité de son ministère.

Moins d’état ne voulait pas forcément dire plus de pouvoir pour les collectivités territoriales. Différences dans les inventaires selon la richesse des régions : il faut sortir de l’hypocrisie.

Croiser les expériences. Etablissement de protocoles d’expérimentation de décentralisation.

12 protocoles étaient prévus ; 7 ont été réalisés ; 5 ont été mis en œuvre par son successeur dans 4 régions :

            . le Nord (enseignement artistique)

            . la région Paca (patrimoine antique)

            . l’Aquitaine (numérisation)

            . la Lorraine

et dans 3 départements :

            . l’Isère,

            . la Seine-Saint-Denis,

            . la Lozère.

Les sujets ont été volontairement diversifiés pour que l’expérimentation soit réelle.

Pas en situation de légiférer mais plutôt d’expérimenter. La décentralisation n’est pas possible sans processus de construction. Il faut additionner les forces à tous les niveaux.

Faire le tour du pays, visiter l’ensemble des DRAC, rencontrer les incompréhensions. Il ne s’agit pas uniquement d’un transfert de compétences mais  de croisement d'expérience. Coopération avec l'état est qui est présent. Enjeu culturel.

Les sommes d'argent sont négligeables. Cette démarche s'inscrit dans une politique de territoire, de  développement culturel.

Cela a créé des peurs au niveau syndical.

Ne pense pas que la décentralisation soit possible sans le croisement des efforts et sans ambitions partagées.

JF Auby – Juriste, cabinet Auby-Conseil à Bordeaux :

Label privé (couleur verte) : patrimoine inscrit ou classé.

Le statut du bâtiment détermine les contraintes.

Les propriétés publiques sont nombreuses en France. On pourrait ne pas avoir de politique en matière de patrimoine (on n’en parle pas dans la constitution).

Compétences de l’Etat :

            . connaissance : inventaire,

            . protection : connaissance des techniques de classement,

            . conservation : crédits accordés,

            . valorisation : ouverture au public,

Cette politique jusqu'en 2004 appartenait à l'état.

L’état a bien travaillé pour la connaissance et la protection, a plus de mal pour la conservation et est peu performant pour la valorisation.

Loi du 13 août 2004 : contexte politique de décentralisation. Loi à contre-courant social.

Les services de l’inventaire transféré aux régions. Transfert des crédits pour les objets protégés aux régions et pour les objets non protégés aux départements.

Les régions ont une liberté plus grande que ce que l’on dit : si une région ne fait rien au niveau de l’inventaire, juridiquement on n’y peut rien.

Projet de réforme des collectivités territoriales : à ce jour, il n’est pas prévu de restructurer les régions, peut être de rapprocher les départements et les régions.

Si on supprime les financements croisés, il y aura de grandes conséquences sur la politique patrimoniale. En matière de culture, la conjugaison des interventions a toujours été une réalité (combinaison des différents niveaux de compétitivités).

F.Boura – Présidente de l’Association Nationale des Conservateurs Régionaux de l’Inventaire :

Les situations varient d’une région à l’autre (encore plus qu’avant la décentralisation).

Situation toujours en évolution. Evolution vers une fusion de l’inventaire et du patrimoine. L’inventaire étant peu visible, il est difficile à faire valoir.

Evolution du recrutement et du profil des équipes. On ne recrute plus de conservateurs pour diriger le service. Maintenant, 2/3 sont des conservateurs, 1/3 autres. Certains postes de conservateurs deviennent des postes d’attachés de conservation.

Maintient de postes de catégorie A pour la recherche, notamment dans des domaines techniques comme la photographie.

Progression des nouvelles technologies (valorisation par des sites internet, par la numérisation).

La question des locaux : les services qui sont restés dans les DRAC restent peu visibles auprès des élus et restent moins intégrés.

Problème de réticence des équipes historiques.

Les perspectives semblent bonnes. On a le sentiment d’être sorti de la période de transfert. Les fondamentaux résistent : aucun service n’a cessé de faire l’inventaire.

Gertrude : logiciel qui associe toutes les régions pour la première fois. Développement de l’échelon interrégional.

Alain Lefèvre :

Question : comment les collectivités pourraient être garantes de la valeur d’usage ? Comment intégrer à la fois valeur d’usage et valeur d’échange ?

Michel Clément – Directeur du Patrimoine au ministère de la Culture :

Transfert de l’inventaire : la compétence est obligatoire. La question de la qualité des agents est une question fondamentale.

Les 86 cathédrales sont exclues d’emblée de la décentralisation (restent à l’état). Seule celle d’Ajaccio a été transférée à la Corse.

Sont exclus du transfert aux régions :

Grands palais nationaux, cimetières militaires, cathédrales … qui restent rattachés au ministère de la culture.

Parfois, un problème économique se pose : 2 partenaires travaillent ensemble pour leur restauration, pour développer des projets culturels.

Transfert des crédits : les régions dans l’opposition n’ont pas fait d’expérimentation.

Transfert des crédits du patrimoine non protégé vers les conseils généraux. La RGPP prévoit un transfert des monuments sur une base plus large.

Un quinquennat ne suffit pas pour évaluer une loi comme celle-là.

La valeur d’usage est assurée par l’état et la valeur d’échange par les collectivités territoriales.

F. Bourra :

Souvent, on a utilisé la valeur d’usage pour justifier le travail de l’inventaire. Valeur d’échange : au moment de la décentralisation, les collectivités ont vu ce qu’on pouvait faire avec cette documentation. Il faut être vigilant à ce que cela ne soit pas uniquement une vitrine internet mais à garder la capacité critique.

Evolution du métier lui-même. La même compétence peut-elle être gérée des fois par le département, des fois par la région ? A partir de même principes, on peut avoir des traductions très différentes d’un territoire à l’autre.

Michel Clément :

Difficulté de transfert des compétences régaliennes qui sont toujours portées par l’état (classement, inscription …).

Lot : expérimentation des crédits de restauration< ; le premier bilan ne sera efficace qu’après 5 ans.

La décentralisation est un processus et pas un état de fait.

Mauricette MATTIOLI – représentante de la Collectivité territoriale de Corse :

Conservateur de chef de l’inventaire en Corse.

Le premier transfert de compétences date de 1991. La loi de janvier 2002 étend les compétences de ce transfert. Seule la chapelle impériale à Ajaccio y échappe.

La propriété des monuments historiques à la date de la loi + les objets mobiliers sont transférés à cette collectivité. Prend aussi en charge la conservation et la mise en valeur des sites archéologiques.

Juin 2004 : création d'une direction du patrimoine avec un service conservation- restauration, archéologie, et de mise en valeur.

En transférant les compétences, on donne une responsabilité majeure aux collectivités territoriales.

En 2005, proposition d’orientation de la politique.

Conduite de grands projets  émis par un conseil exécutif (petit gouvernement) :

-restauration des chapelles à fresque (15 édifices). Comité de pilotage avec M.Poisson et M. Augié.

-Création d’un centre de conservation préventive à Calvi pour conseiller et aider les communes avec une structure mobile (équipe qui bouge sur tout le territoire).

Compétences d'expertise pour ces actions.

Volonté de cette collectivité d’avoir une logique de projet et pas une logique de guichet. Souhaite un accroissement de l’aide financière.

Chantal COLLEU-DUMONT – Chaumont-sur-Loire :

Ce transfert d’un monument et d’un festival de jardins était un défi pour la région (Chaumont sur Loire).

Transfert voulu par la région Centre avec convention déterminant les statuts de l'établissement. Collaboration entre le DRAC et la direction de la région : convention remarquable.

L’état s’est chargé de 50% de ces travaux de restauration pour 5 ans.

Un projet culturel ambitieux devait accompagner ce transfert : une 15aine d’installation sur le thème art et nature. C’était un pari car à l’époque le château et le festival des jardins étaient déficitaires.

 Mise en place d’un établissement public  avec la Région  + municipalité  de Chaumont et d'un EPIC, c'est à la fois les deux, avec 3 missions :

            .développement du patrimoine culturel

            . développement du festival international des jardins,

            . mission artistique avec la mise en place de projets d'art contemporain

Passer d'une association (festival des jardins) à un établissement public sus-cité le mixage des cultures professionnelles : agents publics (château), agents privés (festival).

Projet artistique : artistes de renommée internationale. Travail sur l’unification du domaine.

Aspects économiques :

-en interne : lieu qui s’autofinance aux ¾. Intervention du conseil général. Projet d’investissement de 13 millions d’euros prévu par la région pour l'extension du domaine et la restauration d'une ferme,

Aspects économiques externes : chiffre d’affaire des hôtels à augmenté d’environ 30 %.

38 permanents, 75 guides.

Créateur d’emplois dans les 2 cas, en interne et en externe.

60% du public vient de la Région.

200 000 visiteurs en 2007, 280 000 en 2008, 320 000 en 2009. Très grande mixité des publics (jardins, château, art contemporain).

Lieu d’accueil pédagogique : 20 millions d'enfants par an, formation pour adultes, lieu de colloque.

Transfert réussi grâce à une volonté politique forte. Potentialisation des activités qui fait que le public s’est accru. Pari de l’exigence.

 

L’action transversale du conseil général du lot :

Expérimentation des crédits Monuments Historiques sur 3 ans (2007-2010),

            . restauration : en faveur du l'architecture rurale, des MH et des édifices non protégés.

            . valorisation : site internet, exposition itinérante et publications

            . connaissance et inventaires du patrimoine générale et de l'architecture civile médiévale

            . conservation : centre des collectivités archéologiques et ethnographiques

 

Lot : 2e département en Midi-Pyrénées. Monuments majeurs + grands sites : ressources fondamentales pour le tourisme.

Outils d'évolution et de planifications : accompagner les partenaires avec réunions de comité de pilotage.

Les moyens sont passés de 50M d'euros à 300 M d'euros (dotation Etat).

Cf site internet Patrimoine du Lot

Cf publication Entretien et restauration des MH.

La création d’un poste de CAOA (à temps partiel a beaucoup aidé).

Nécessité de travailler en collégialité. Remerciements à M. Paillarse pour son rôle de médiateur. On salue le travail de Nicolas Bru.

Attention donnée aux MH classés avec un part plus importante aux objets mobiliers.

3 réunions par an avec :

            . l’état (DRAC),

            . la région,

            . le département (CAOA).

Moyens financiers : expérimentation. Dotation de l’état augmentée + 300 000 euros (département) + convention avec la région (300 000 euros de plus).

80 à 100 chantiers pour des propriétaires publics ou privés.

4 domaines majeurs : restauration peinture murale, restauration vitraux, mise en sécurité du mobilier, conservation du patrimoine archéologique.

Réaction des élus qui au début étaient des plus réticents : sont contents. Travail en collégialité.

L’expérimentation montre que l’esprit de collégialité a montré qu’on peut aller plus loin, plus vite en mobilisant moins de moyens.

Effectifs limités. Moyens humains de proximité pour les petites communes ? Quelle maîtrise d’ouvrage pour des propriétaires aux faibles moyens ?

Daniel Solé i Llados – représentant de la région Catalogne :

La décentralisation du patrimoine. Generalitat de Catalogne.

En Espagne, pas décentralisation mais plutôt fédéralisation sur au pays basque et en Navarre. 17 communautés autonomes. Chacune est différente. Par exemple, l’Andalousie a créé un institut du patrimoine inspiré par l’Italie.

Exemple de la catalogne : « la catalogne est un petit pays mais une grande nation ». 4 provinces ; 41 « comarca » (cantons) ; 7 régions. Répartition du patrimoine classé.

Problèmes :

. inventaire infini ?

. cataloguer : pourquoi faire ?

. management de l’inventaire est important,

. les lobbies (urbanisme et économie),

. le patrimoine est souvent une excuse pour une autre réclamation,

. décentralisation : compétences sans argent.

Le patrimoine bouge et produit beaucoup d’argent mais souvent l’argent est insuffisant pour sa gestion.

Futur : coresponsabilité. On a recourt aux niveaux supérieurs pour financer les projets. Formes de partenariats qui existent : on peut être dans un processus d’autonomisation très fort et toujours avoir l’état comme partenaire.

Michel Clément :

D’un côté, français toujours dans une forte demande de l’état et d’un autre, il y a le processus de décentralisation. Il peut y avoir un décalage.

La décentralisation de correspond pas trop à l’esprit français. Moins problématique dans d’autres pays.

La décentralisation n’est pas quelque chose d’abstrait, nous sommes en plein dedans.

Il faut gérer nos différences car la différence est le propre du patrimoine.

Que les collectivités puissent développer en leur sein des compétences techniques, avec personnes territoriales et état.

 

 

 

 

 

Publié par ACRMP à 10:45:30 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Comment bien choisir son restaurateur | 22 septembre 2009

             Devant l’avalanche des courriers des lecteurs, je dois me résoudre à répondre enfin à une question brûlante mais ô combien difficile : comment bien choisir son restaurateur. Voici donc quelques conseils simples et efficaces qui vous éviteront, s’ils sont appliqués avec rigueur, bien des déconvenues.

 

Faut-il choisir son restaurateur diplômé ?

Bien choisir son restaurateur c’est d’abord et avant tout une question de confiance. Car n’oublions pas qu’il n’existe pas dans le domaine de la conservation restauration d’appellation d’origine contrôlée ! Alors n’hésitez pas : demandez-lui sa formation, une copie de son diplôme, voire un exemplaire de sa thèse de fin de cycle. S’il rechigne, alors, demandez-lui des preuves de ses capacités. Par exemple apportez-lui à traiter, avant toute intervention, une affiche que vous aurez pris soin de lacérer en tout sens.

 

Faut-il choisir un restaurateur expérimenté ?

Contrairement à une idée reçue, ne prenez pas votre restaurateur trop jeune. Certes vous le paierez probablement moins cher, mais le résultat est parfois incertain.

Ne le choisissez pas non plus trop vieux : on ne le dit pas assez mais le restaurateur vieillit mal ! Il n’y a qu’à consulter la liste des membres de clubs de remise en forme pour constater que le restaurateur est souvent un abonné de longue date. Tendinites, mal de dos, cervicales en miettes, intoxications chroniques, allergies diverses, telles sont les symptômes fréquemment rencontrés. En un mot, choissez-le ni trop vert, ni trop gâté !

 

Faut-il choisir un restaurateur patient ?

Evidemment ! La patience est la qualité indispensable à tout bon restaurateur. Pour en être sûr, un petit test simple mais redoutable est recommandé. Parlez-lui de votre tante et de son goût pour l’aquarelle. Si votre restaurateur montre quelques signes de fatigue au bout d’un quart d’heure de discussion, alors passez votre chemin.

 

Comment accorder sa confiance à un restaurateur ?

La question est épineuse car confier la restauration du portrait de sa grand-mère à un inconnu est chose difficile. Là aussi un petit examen est facilement réalisable : le test de la boîte en chocolat. Présentez-lui  par exemple un magnifique Monet que vous aurez pris soin de découper sur votre boîte de noël et observez sa réaction. Mais attention : si au bout d’une demi-heure d’examen votre restaurateur n’a toujours pas ouvert la bouche, c’est peut-être par politesse.

 

Quel type de restaurateur choisir ?

            Ici comme ailleurs, il n’existe pas un, mais des restaurateurs. Alors n’allons pas par quatre chemins et détaillons avantages et inconvénients de chacun.

 

-         Le restaurateur bûcheron.

Possédant une solide expérience de son métier, le restaurateur bûcheron est un taiseux. On le reconnaîtra facilement à son tablier ou sa blouse sans âge, mais surtout à son opinel qu’il porte sur lui jour et nuit.

Inconvénients : le restaurateur bûcheron n’aime pas la paperasse. N’attendez pas de lui un devis détaillé de quatre pages, encore moins un rapport circonstancié du traitement réalisé.

Avantages : derrière son côté bourru, le restaurateur bûcheron a un cœur gros comme ça. Et si vous arrivez à percer sa carapace, alors il est capable de vous parler pendant des heures de la qualité d’un bois ou de la beauté d’un ponçage.

 

-         Le restaurateur high tech.

Rare, élégant et raffiné, le restaurateur high tech aime les costumes en lin. On le reconnaîtra aisément à son ordinateur portable dernier cri et bien sûr à son inévitable oreillette.

Inconvénients : malgré son encombrante panoplie, le restaurateur high tech est toujours injoignable. Volant de colloques en congrès, il vous fera comprendre qu’obtenir un rendez-vous est un véritable cadeau qu’il vous fait.   

Avantages : avoir un restaurateur high tech dans ses connaissances est la certitude de soirées réussies. L’inviter à une garden-party est d’ailleurs le plus sûr moyen d’obtenir un rendez-vous.

 

-         Le restaurateur jeune diplômé.

Le restaurateur jeune diplômé est facilement trouvable car il aime les interviews, les caméras de télévisions et les pages jaunes de l’annuaire. C’est surtout et avant tout un hypersensible.

Avantages : le restaurateur jeune diplômé perd volontiers quelques heures à vous expliquer dans le détail ce qu’il a écrit dans ses douze pages de devis.

Inconvénients : le restaurateur jeune diplômé perd volontiers quelques heures à vous raconter toutes les difficultés qu’il a eu à réaliser le traitement.

 

-         La grosse boîte.

C’est le tout en un de la restauration. Un problème de vernis oxydé, une sculpture sous forme de puzzle, un robinet qui fuit : elle fait tout, du sol au plafond,  pas chère, pour avant-hier.

Avantages : la grosse boîte, c’est le Top Budget de la restauration. En plus de la restauration de votre tableau, n’hésitez pas à lui demander, pour le même prix, si elle ne ferait pas un petit quelque chose pour le joli tapis persan sur lequel votre charmant bambin a renversé son bol de chocolat. Parfois même vous aurez droit à un tour en hélico.

Inconvénients : la grosse boîte confond souvent le tableau avec le joli tapis persan.

 

-         La Versaillaise.

La Versaillaise aime Paris et de ce fait n’hésite pas à perdre deux à trois heures de transport quotidien afin de retrouver son chevalet numéroté au C2RMF (prononcez « smurf »).  Avantages : la Versaillaise est toujours au courant des derniers examens en cours sur la Joconde et ne manquera pas de vous donner son avis éclairé sur le dernier Titien restauré.

            Inconvénients : La Versaillaise n’accepte que les petits formats car elle ne possède pas d’atelier. A moins bien sûr qu’elle n’ait récupéré, au départ du petit dernier, les 15 m² de sa chambre qu’elle aura pris soin de transformer en lieu de travail.

 

-         Le restaurateur diplômé de Province.

Le restaurateur diplômé de Province aimerait Paris s’il n’y avait pas de parisiens. Il aime son métier, le Chambolle-Musigny, la cueillette des cèpes en automne et sa Kangoo.

            Avantages : le restaurateur diplômé de Province n’hésitera pas, au moment de vous remettre votre objet magnifiquement restauré, à vous communiquer de délicieuses recettes de cuisine.

            Inconvénients : le GPS est indispensable à tout rendez-vous.

 

Olivier Clérin.

Publié par ACRMP à 09:40:18 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) |

Le puzzle géant. | 03 septembre 2009

 -         « Bon, regarde la photo, sans lire l’article,  et dis-moi ce que tu vois. »

Je me penche vers l’écran et examine attentivement l’image d’environ 8 X 5 cm.

-         «  Ben  …c’est un tas de cailloux, non ? ».

-         « Certes, mais encore ».

Sur la photo couleur on devine un bâtiment en pierre en cours de travaux. Sur la gauche on remarque des matériaux protégés du public par des palissades métalliques.

-         « Je ne sais pas moi …une chute de pierres lors de la restauration d’une église ? »

Ma collègue saisi alors la souris et, pointant la flèche sur le curseur, remonte rapidement l’article.

-         « Et maintenant tu vois quoi ? »

Au centre de l’écran se trouvent deux photos d’une même sculpture représentant Saint Jean. A gauche le saint, taillé dans une pierre grise, grandeur nature, semble intact. A droite, l’œuvre apparaît très lacunaire : le visage ainsi que tout le côté gauche allant du bras jusqu’au socle sont manquants.

-         «  On dirait un cas classique de photos avant et après restauration. Sauf qu’elles sont inversées. »

-         « Eh bien tu as tout faux. Elles sont bien dans le bon ordre. Lis l’article et tu comprendras ».

 

Le texte[1] s’intitule « Vandalisme sur une chapelle néo-gothique en Alsace ». On y apprend que le maire de la commune de Wintzenheim, près de Colmar, a décidé, sans autorisation préalable de Drac, de procéder à « l' «  épuration » de ces statues et des éléments décoratifs sculptés, sous prétexte que ceux-ci menaçaient la sécurité du public ». La ravissante petite église en question, acquise par la commune en 1984, avait été inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques. Construite en 1860 en grès rose, elle avait même failli être classée pour la qualité de ses sculptures, faisant de la « "Sainte-Chapelle du Logelbach"  le plus exceptionnel monument néo-gothique de Haute-Alsace ».

 

Visiblement l’argument n’a pas semblé suffisamment convaincant aux yeux du maire puisque celui-ci a fait appel à une entreprise locale afin de faire appliquer le sacro-saint principe de précaution en sécurisant le secteur. Ainsi peut-on admirer sur l’une des photos de l’article, un joyeux alpiniste, suspendu dans le vide, marteau à la main, en train de « purifier » l’une des gargouilles de l’édifice.

 

Effaré devant le résultat, l’auteur de l’article, Didier Rykner, a cherché à contacter les services de la Drac. Voici ce qu’il lui a été répondu :

« Or, celle-ci (la DRAC) nous a confirmé qu'elle n'avait pas été informée et qu'elle avait encore moins donné son autorisation. Elle n'a été prévenue que récemment. Elle va demander des explications à la mairie et souhaite pouvoir récupérer les gravats (ill. 10) qui seraient encore conservés par l'entreprise pour envisager une restauration des sculptures. »

 

Je vois d’ici l’appel d’offre : jeux concours à Wintzenheim. Reconstitution du plus grand puzzle du monde en 3 D.

Lots n°1, 2 et 3 –Tas de gravats.

Et grâce aux récents changements législatifs, il est fort à parier que le maître d’ouvrage[2] sera …M. le Maire - Himself.

 

Olivier Clérin.



[1]Didier Rykner  « Vandalisme sur une chapelle néo-gothique en Alsace », La Tribune de l’Art (mis en ligne le 28 juillet 2009) Lien : http://www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2009/Vandalisme_Wintzenheim_1001.htm

[2] Le maître d’ouvrage est une personne morale ou un organisme pour le compte de qui le projet est réalisé. Celui-ci en définit les objectifs, détermine le cadre des travaux et en assure le financement...

Publié par ACRMP à 10:06:41 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (1) |

Je classe, tu inscrits, il déclasse… | 06 juillet 2009

12h10. Le téléphone sonne. En voyant l’heure, je m’attends à recevoir un de ces démarchages téléphoniques qui égrènent les journées de travail… Ô surprise,  il s’agit d’un personnel des Monuments Historiques qui m’entreprend sur les peintures murales de la chapelle de B., en me demandant notamment si celles-ci ont un quelconque intérêt.

 Car à son avis, elles n’en ont aucun. Certes elles sont datées de la fin du XVI ème siècle, mais elles ont été entièrement repeintes au XIX ème. Bref il n’y a plus d’original… Certes aussi, il n’a pu les voir qu’à la lampe torche... mais quand même, il se demande bien pourquoi elles ont été classées au titre des Monuments Historiques, en plus en tant qu’ « objet mobilier ».

Ayant eu la chance d’observer ces peintures avec un éclairage adapté, je me permets de l’informer qu’un dossier complet a été réalisé quelques années auparavant et de commencer à lui détailler l’intérêt de ce cycle peint. A l’issue de l’entretien, ne comprenant pas où menait tout cela, je m’autorise à lui demander la cause de ce grand questionnement.

Et bien, tout simplement, le Ministère de la Culture a demandé aux DRACs de « remettre à plat » tous les anciens classements !

 

Une fois le téléphone raccroché, cela a commencé à trotter dans ma tête. Remettre à plat, remettre à plat…Mais qu’entend le Ministère par cette formule ? Je cherche désespérément l’intérêt d’un travail a priori colossal (plus de 14 000 édifices classés en France en 2007). Faute d’autre chose, une pensée mesquine me vient à l’esprit, une de ces idées qui traversent l’esprit mais dont on a tout de suite un peu honte tant elles paraissent saugrenues. Non, ce n’est pas possible, ce ne serait tout de même pas pour déclasser des sites en vue de… faire des économies de bouts de chandelles ? D’où peut-être la lampe torche …

 

Me voilà donc sur internet.

… Alors, pour classer un édifice, un dossier constitué par la conservation régionale des monuments historiques est examiné par la CRPS (commission régionale du patrimoine et des sites, composée de 30 membres). L’arrêté d’inscription est signé par le Préfet puis transmis au Ministère…

Mais qu’en est-il du déclassement ? La question avait été posée au Ministre de la Culture en 2003[1]. Selon l’article 13 de la loi du 31 décembre 1913, " le déclassement total ou partiel d'un immeuble classé est prononcé par un décret en Conseil d'Etat, soit sur la proposition du ministre chargé des affaires culturelles, soit à la demande du propriétaire ". Je continue ma lecture  et me trouve rassurée : « Dans la réalité, un tel déclassement est rarissime : aucun n'est intervenu au cours des dix dernières années. »……

 

Mieux encore : concernant la question des immeubles inscrits à l’inventaire supplémentaire, « une circulaire ministérielle du 15 juin 2001 recommande aux préfets de région que, lors du réexamen des listes d'édifices inscrits, seules soient abrogées les inscriptions devenues inutiles lorsque les édifices considérés ont été entièrement ou en majeure partie détruits soit par faits de guerre, soit à la suite de démolitions légalement autorisées. »

 

 

Ouf ! Rassurée, je quitte mon écran pour retourner à mes chères études quand tout à coup un doute m’assaille. Une petite voix intérieure se demande si les « coupes budgétaires » qui sévissent depuis 2005 dans le domaine du patrimoine ne correspondraient pas aux fameuses « démolitions légalement autorisées » ? A moins que, fièvre du travail aidant, je ne me sois pas rendu compte, au fond de ma province, de récents « faits de guerre » …d’où peut-être la lampe torche ?

 

 

Françoise Tollon



[1] Question écrite n° 08689 de M. Raymond Courrière (Aude - SOC) publiée dans le JO Sénat du 31/07/2003 - page 2429, Réponse du Ministère de la culture et de la communication publiée dans le JO Sénat du 02/10/2003 - page 2972, http://www.senat.fr/questions/base/2003/qSEQ030708689.html

 

 

Publié par ACRMP à 10:06:39 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (2) |

Coach musée. | 09 juin 2009

Ils sont tous là, minutieusement alignés contre le mur. Sept tableaux, tous dans un état de conservation calamiteux.

      - «  Et il vous faut tous ces devis en urgence ? »

La conservatrice semble étonnée de ma question et me répond spontanément :

«  Evidemment ! »

Je me retourne et observe à nouveau les œuvres. Tous les supports, d’assez grand format, sont lacunaires, déchirés, détendus. Dans au moins cinq cas il faudra reprendre les rentoilages et la quasi-totalité des couches picturales sont en état de soulèvements généralisés. En manipulant l’une d’entre elles, j’ai l’impression d’attraper une biscotte qui menace à tout instant de se disloquer.

       - « Excusez-moi d’insister mais êtes-vous sûr de tout pouvoir restaurer cette année ?

       - « Au minimum l’examen et les photos prendront une journée. Et si l’on ajoute la saisie, la réflexion sur les traitements, le montage des dossiers et enfin les formalités administratives, je vais y passer au moins trois jours. »

Au regard qu’elle me jeta, j’ai tout de suite compris que je n’aurais pas dû insister.

 

            En rentrant éreinté, je me suis offert une petite lobotomie maison : soirée pizza – bière – télé. Une heure et demi de décrassage de neurones non stop. Et puis, comme d’habitude, le succès du traitement est tel que je n’arrive pas à faire les gestes nécessaires pour aller me coucher. Et c’est là que je suis tombé sur l’émission.

            Watcha ! Non, je ne viens pas d’éternuer mais c’est le nom de cette émission de seconde partie de soirée diffusée sur le satellite. C’est une sorte de magasine féminin mais qui parle et qui bouge. Le truc marrant, c’est la voix off, un brin décalée. Et évidemment tous les sujets sont tendances, donc autant dire que l’on n’allait pas me saouler avec le patrimoine et la restauration. Au programme de cette soirée, trois sujets brûlants sur le « coaching » avec pas moins de trois reportages différents.

 

            Et ça commence avec le « coaching voiture ». Un super pro, moyennant la modique somme de 200 €, examine dans le détail l’occasion que vous hésitez à vous acheter. Là, en regardant l’expert tester de magnifiques gentes alu, je me suis dit que lui, en tout cas, ne faisant pas dans le mécénat.

            Puis on enchaîne par « la coach lover ». Pour 20 € l’appel, 50 € le mail ou 550 € les trois séances d’entretien, une professionnelle de la rencontre amoureuse vous aide à « augmenter votre capital de séduction ». Autant vous dire que j’ai vite noté sur un bout de papier le numéro de téléphone en vue de ma prochaine rencontre avec la conservatrice.

 

            Enfin le « coaching room». Quésako ? Et bien … je ne suis pas sûr d’avoir tout compris. Il y avait une femme, élégamment habillée, qui n’arrivait pas à redécorer son douillet appartement parisien. Vous allez sans doute penser que lorsque dans la vie on a  comme seul problème la couleur de l’abat-jour et la forme du bol à cacahouètes, c’est que l’on est pas encore au bord du gouffre.

Mais la dame, elle, elle était vraiment au bord de la crise de nerf. Alors elle avait fait appel à une super professionnelle et hop ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la super Nani de la déco attrape un sac poubelle d’une main et un bouquet de tulipes en plastiques de l’autre en s’exclamant :

«  Vous êtes sûr de vouloir conserver cet objet ? ».

Puis devant le regard perdu de sa cliente d’ajouter :

« C’est vraiment indispensable ? »

Et sans même attendre la réponse, elle balance le précieux objet avant de saisir un cendrier en onyx en continuant ses questions.

Le son a doucement baissé et la petite voix off de la présentatrice a malicieusement commenté :

« Mais dîtes donc ! C’est pas un peu cher ça, 800 € la séance, pour une simple virée poubelle ? »

 

En éteignant la lumière du salon je me suis fait la promesse que pour ma prochaine lobotomie je ne décollerai pas de Disney Chanel. Et demain, c’est sûr, je m’installe « coach musée ».

Publié par ACRMP à 18:08:31 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) |

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