• « L'intégration de la dimension patrimoniale dans les politiques d'aménagement du territoire : des politiques partagées et complémentaires entre collectivités »
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Président : Jean Louis GUILHAUMON, Vice président Tourisme, Région Midi-Pyrénées

    Modérateur : Jean ROUGER, Mairie de Saintes et vice président de l'Association Nationale Villes et Pays d'Art et d'Histoire.

    Rapporteur : Alain LEFEBVRE, Professeur émérite, Université Toulouse Le Mirail

    <o:p> </o:p>Introduction
    <o:p> </o:p>

    J.L.GUILHAUMON : Présentation des chiffres touristiques : flux de fréquentation en MP : 54,6%  des activités clientèles sont culturelles.  Sur 15 Millions de visiteurs, 13 concernent les Grands Sites.

    La politique culturelle de la Région est la mise en valeur du développement durable. Le fonctionnement se fait avec le système de Convention partenariat : 7 départements sur 8. L'accent est mis sur les grands sites touristiques culturels : une vingtaine en Midi-Pyrénées ; Ceci à travers un travail de promotion et de mise en œuvre de la préservation du patrimoine en développant les infrastructures d'hébergement, de circulation etc...

    Volonté de créer un maillage des grands sites avec le territoire en fonctionnement sous forme de réseau : chaque grand site puisse faire référence aussi à un autre grand site pour favoriser l'intégration du patrimoine.

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>1. Une démarche d'aménagement culturel du territoire
    <o:p> </o:p>Eric ANDRIEU, Vice président Région Languedoc-Roussillon, chargé du programme Pays Cathare, Attaché parlementaire (absent) (a œuvré pour la labellisation « Pays Cathare »)

    MICHEL OLIVIER, chef de mission pour les équipements structurants au Conseil Général de Saône et Loire

    <o:p> </o:p>

    MICHEL OLIVIER (difficilement audible et compréhensible) projet d'aménagement du territoire de Cluny dans le Mâconais

    <o:p> </o:p>

    Mobilisation de la communauté des communes

    Recherche de conventions, recherche scientifique fondamentale

    <o:p> </o:p>

    ROLAND CHABERT Conseil Régional Midi Pyrénées Service Connaissance du Patrimoine

    <o:p> </o:p>

    Restauration des MH, prise en charge par le Département 

    Mise en place d'une Convention Cadre uniquement avec le département du Lot (projet sur 3 ans) : programme scientifique du territoire défini avec le département : programme dit exemplaire car il prévoit depuis la première étape, la connaissance de l'inventaire, jusqu'à celle de sa présentation.

    A cette convention s'adjoignent d'autres conventions complémentaires.

    <o:p> </o:p>

    Exemple de LECTOURE (Gers) : pilote de la convention : connaissance et valorisation de l'inventaire et apporter des outils et aider les musées. Les crédits : 86 millions d'euros concernent ce projet, crédit de restauration non compris...(pas de chiffre à ce propos).

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    2. L'articulation des stratégies : la contractualisation avec les départements et les Pays Voynet

    <o:p> </o:p>Nicolas BRU, Chargé de mission patrimoine, CAOA, Conseil Général du Lot (absent)

    RAYMON VALL, Président de la Commission Culture à la Région Midi-Pyrénées, Maire de Fleurance, Président du Pays Portes de Gascogne (absent)

    Jean CAMBON, Président du Pays Midi-Quercy

    <o:p> </o:p>

    AURELIE BEGOU Chargée de Mission à la Culture dans le Pays Portes de Gascogne

    Signature d'une convention culturelle (projet 3 ans) pour le développement des projets territoriaux

    76 500 euros. Mise en avant de la culture occitane, d'un patrimoine immatériel.

    Surtout le spectacle vivant. L'outil de communication : la communauté des communes.

    Valoriser une dynamique territoriale avec l'aide de la conservation départementale du Musée du Gers.

    Problème  rencontré: raréfaction du financement public

    <o:p> </o:p>

    Jean CAMBON Président du Pays Midi-Quercy

    A œuvré pour la mise en place d'une charte de développement durable (projet sur 3ans) : une charte paysagère. Le paysage s'insère dans la notion de patrimoine. Signature d'une convention avec la Région et le département du Gers. Travail sur le patrimoine immatériel et la langue occitane. L'Action se fait au sein de la communauté des communes. Grande unité politique. Le pays fourni l'ingénierie.

    <o:p> </o:p>

    3. L'intégration des Villes et Pays d'Art et d'Histoire dans la politique patrimoniale régionale

    <o:p> </o:p>

    Paul FROMONTEIL, Vice président Région Poitou-Charentes

    La politique régionale est axée sur la Culture, le sport, le lien social et le logement. Sur le terrain, la Région a la maîtrise d'ouvrage : l'art roman, forte ligne budgétaire. Les festivals d'art roman permettent la valorisation des grands monuments, des petites églises. Des manifestations donnent une dimension créative et contribue à l'aide à l'emploi.

    C'est la 1ère région a avoir fini son inventaire patrimonial industriel (3ans de travail) : le résultat de ce travail : une connaissance scientifique sur sa propre région.

    Cela a permis de découvrir que le territoire n'a pas seulement une histoire agricole mais industrielle qui est une réponse sur l'économie sociale de la région.

    Dans chaque Pays un animateur culturel permet une Transversalité.

    Un travail avec le réseau des villes d'Art et d'Histoire est également effectué.

    P.F. souligne le désengagement de l'Etat et le fait que la région a trouvé ses solutions et rappelle que « l'Etat ne doit pas être exonéré de son rôle ».

    <o:p> </o:p>4. La synergie des politiques pour une plus grande transversalité
    <o:p> </o:p>

    PASCAL QUENIOT, Directeur adjoint du PNR (Parc National Régional) Loire Anjou Touraine

    <o:p> </o:p>

    Projet sur 12ans.

    Label national géré par un Syndicat Mixte

    Objectif : préserver et valoriser le patrimoine naturel, bâti, culturel et contribuer à l'aménagement durable et favoriser le développement économique.

    Ex : Marais Distré( ?)cadre avec un support pédagogique

    Le patrimoine rural en déclin : méthodologie de travail : recensement communaux et inventaires. Inventaire Dynamique, méthode Renable (contraire de typonymique)

    Sélection des édifices par des groupes de travail

    Maîtrise d'œuvre : l'Architecte du Parc

    <o:p> </o:p>

    Restauration avec aide à 80% de la DRAC et 20% des communes

    Les crédits :

    Crédits de fonctionnement : Europe de 1997à 1999

    Crédits d'investissement de 2000 à 2007 : Région, département, mécénat d'EDF

    Travail avec des structures d'insertion avec les départements pour la sélection de chantier en fonction de la présence sur place de structures d'insertion

    Valorisation pédagogique : « L'éloge des lavoirs »

    BILAN d'évaluation :

    500 000 euros de restauration avec une redistribution pour les structures d'insertion

    A l'échelle des Pays et des EPCI : absence de volonté politique : ingénierie financière et technique absente. Politique non portée sur le paysage

    A l'échelle des communes : approche opportuniste des élus et sectorielle, réappropriation des patrimoines, bon accueil des habitants

    Pour le parc maître d'œuvre : financement multiples et sectoriels/ la notion de valorisation est incomprise et à clarifier, taux d'intervention insuffisants, coût de fonctionnement important, absence d'évaluation de l'impact social

    Pour le territoire : pertinent, le projet détermine le territoire, EPCI à fiscalité propre dans une approche supra territoriale

    <o:p> </o:p>

    Piste de réflexion : créer une « imagibilité » et s'influencer de l'Association Villes d'Art et d'Histoire

    <o:p> </o:p>Intervention de Mr CALMETTE,  architecte: manque de lien entre le terrain et l'action des élus,
    Intervention de Mr BAFFALIE, représentant de l'Association des maisons des paysans de France : fait une remarque sur l'absence sur le terrain du savoir faire, des artisans,...
    <o:p> </o:p>CONCLUSION : A qui appartient le patrimoine?
    <o:p> </o:p>

    Restitution : Alain LEFEBVRE, professeur émérite, Université de Toulouse le Mirail

    <o:p> </o:p>

    Dans une atmosphère sans langue de bois, l'atelier a réuni 70 personnes pour donner une bonne illustration du territoire, composé de 4 éléments : ressources localisées, processus d'appropriation, aménagement, héritage construit. Le patrimoine caractérise l'essentiel d'un lieu, d'un imaginaire à mettre en relation avec d'autres territoires, en transfert, en échanges. On note la mutation des sociétés dans laquelle le patrimoine s'inscrit. Le patrimoine et le développement durable sont des notions à construire, qui ne vont pas de soi.  Enfin, certains ont souligné les problèmes de « gouvernance territoriale ». Il existe des outils spécifiques à articuler avec les aspects juridiques et administratifs.

    Un architecte demande s'il peut exister une gouvernance sans formation. Un autre intervenant, peu audible, explique qu'il n'existe pas de moyens d'intervention au niveau régional ou interrégional en France à l'heure actuelle.


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  • <?xml:namespace prefix = o /><o:p> </o:p><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>
     « De la connaissance à la sensibilisation des publics et des élus »
    <o:p> </o:p>
    </o:p>

    Présidente : Hélène BRETON, Vice présidente Culture, région Midi-Pyrénées

    Modérateur : Jean René ETCHEGARAY, Maire adjoint, Ville de Bayonne

    Rapporteur : Fabrice Thuriot, Enseignant chercheur, Université de Rennes

    <o:p> </o:p>

    Il a été essentiellement question dans cet atelier de l'inventaire et de ses objectifs, non seulement comme se rattachant à l'ordre de la connaissance, pour la protection, mais aussi comme outil pouvant servir dans le cadre de projets d'aménagements urbains.

    <o:p></o:p>

     

    Marie-Annick BERNARD-GRIFFITH (absente, représentée par Mme Bernard), Directrice du Développement culturel et sportif, Région Limousin.

    <o:p> </o:p>

    Le communicant commence par deux rappels :

                . Les inventaires : compétence qui a été transférée aux Régions avec l'Etat qui reste présent en tant que « gendarme contrôleur »,

                . L'inventaire doit être avant tout un outil de connaissance.

    Elle met l'accent sur six différents points :

                . L'inventaire est un outil d'aménagement du territoire.

    Il est une ressource pour le tourisme, une ressource documentaire et iconographique.

    L'inventaire doit être pensé en fonction de ce que l'on compte en faire (cahier des charges).

                . L'inventaire est un outil de partenariat entre communes, pas de tutelle d'une commune sur l'autre. 1/3 du territoire seulement fait l'objet d'un inventaire en Limousin.

                . Mission de sensibilisation et de pédagogie auprès des publics.

    L'édifice ne suffit plus par lui-même.

                . Un dialogue avec l'Etat est nécessaire pour contribuer à un meilleur fonctionnement.

                . Mission de conseil :

    L'inventaire doit servir d'éclaireur pour les régions. Certains inventaires méconnus doivent être diffusés.

                . Elargissement du champ de la connaissance.

    <o:p> </o:p>

    La région Limousin a fait deux opérations de communication :

                . diaporama pour les JDP,

                . document « Les inédits du Patrimoine ».

    Le transfert aux Régions est la meilleure chose qui soit arrivé. Dans une évolution naturelle, elle doit être aussi développeur.

    <o:p></o:p> 

    Dominique MASSON, chef du bureau de la protection des espaces – Ministère de la Culture et de la Communication – DAP

    <o:p> </o:p>

    Après la création par A. Malraux de « l'Inventaire général » (reconnaissance de valeur historique et scientifique) l'inventaire aujourd'hui occupe une place dans les politiques d'urbanisme et d'aménagement.

    L'inventaire doit correspondre à des objectifs définis en amont, et ses méthodes doivent s'adapter aux usages que l'on en attend (connaissance, promotion touristique, urbanisme...) Il revêt une dimension juridique - tout en n'étant pas en tant que tel « opposable au tiers » - dans le domaine de l'aménagement et de l'urbanisme (espaces protégés) et doit prendre en compte les PLU, ZPPAUP etc... (plan local urbanisme – zone protection patrimoine architectural urbain et paysager)

    D'où la nécessité pour l'évaluation du patrimoine bâti de considérer l'ensemble urbain, les aspects sociaux économiques, et les capacités de conservation en fonction de l'état sanitaire et pas seulement une évaluation scientifique (immeuble par immeuble)

    La réussite de la démarche sera dépendante des conditions d'un partenariat, en privilégiant une approche pluridisciplinaire.

    Il y a eu transfert des compétences mais l'Etat n'est pas totalement dépossédé. Il reste responsable des textes, il fournit les outils juridiques.

    Il est important d'insister sur son rôle de conseil scientifique qui permet de garantir une certaine homogénéité sur le territoire.

    Aujourd'hui, le patrimoine est une réalité sociétale, un vecteur économique. Il fait partie de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme. Il est vecteur de développement durable.

    L'inventaire doit servir à l'élaboration de documents d'urbanisme. Il permet une mise en œuvre opérationnelle et sert de base à la maîtrise d'œuvre (restauration).

    <o:p> </o:p>

    Un inventaire doit être appliqué :

                . au départ, l'inventaire doit être systématique et non sélectif,

                . il doit être pondéré (contexte urbain donné de l'immeuble ; évolution),

                . il doit être à géométrie variable,

                . l'inventaire doit être préalable à la classification des immeubles et à la gestion dans le temps,

                . l'inventaire est conjoncturel : il dépend des choix politiques.

    Cet inventaire est différent de l'inventaire scientifique même si la méthodologie reste la même, le vocabulaire commun et la datation scientifique.

    Le contenu doit être opérationnel car on débouche sur la prescription de travaux.

    Limites : l'inventaire ne peut pas traiter l'intérieur d'immeubles,  ni les matériaux.

    Dans un secteur sauvegardé, on peut tout réglementer (intérieur, matériaux ...) mais système lourd et qui ne peut pas être utilisé partout.

    Les inventaires préalables sont nécessaires. L'Etat ne veut pas être un censeur mais il garde un droit de regard.

    <o:p> </o:p>

    Gérard DUCLOS, Maire de Lectoure

    <o:p> </o:p>

    A la demande de Monsieur Malvy, Lectoure est inscrite comme ville pilote dans l'inventaire.

    Il s'agit d'élaborer une démarche dans l'inventaire « exportable » donc utilisable en d'autres lieux.

    <o:p> </o:p>

    L'inventaire doit être un outil de développement économique fort.

    Savoir expliquer aux administrés pourquoi et à quoi il sert (culturel mais aussi social).

    <o:p> </o:p>

    Le principe : -    convention Lectoure Région

    -         recrutement pour trois ans d'un technicien

    -         achat matériel financé à 50%

    -         travail avec service urbanisme de Lectoure, formation du personnel, résultats consultables

    Lectoure s'est doté d'une ZPPAUP mais n'est pas en Secteur Sauvegardé.

    L'inventaire réalisé, quelles suites vis à vis des administrés, hormis raconter l'historique des immeubles ?

    Quid du conseil (travaux de restauration après achat ?)

    Quid de l'avenir (si on laissait faire des mutilations ou des destructions du patrimoine dont le seul témoignage ne serait plus que l'inventaire ?)

    L'élu souhaite la réalisation d'une fiche urbanistique de préconisations à côté de la fiche historique. Question : comment deviendront-elles opposables aux tiers ? (hors secteurs sauvegardés)

    L'inventaire doit exister, il est indispensable dans la gestion des centres anciens, il doit être global et opposable aux tiers.

    Importance de l'inventaire dans la gestion des centres anciens qui se veulent modèle de développement durable.

    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    Patrick DESCHARLES, Maire adjoint de St Léonard en charge de la culture et du patrimoine

    <o:p> </o:p>

    Le travail mené sur cette commune, sur la base de données Mémoire, Mérimée, Palissy et du plan cadastral de l'inventaire, a permis de définir l'utilité d'élaboration d'un secteur sauvegardé, en confrontant la réalité du moment par rapport à un descriptif ancien.

    Tâche pas évidente pour une petite commune dépourvue de service d'urbanisme, qui s'est faite en collaboration avec la DRAC, la Région et des associations locales d'érudits.

    <o:p> </o:p>

    Véronique GERMAIN, directrice de l'Urbanisme et de l'Aménagement – Ville de Colmar

    <o:p> </o:p>

    Expose à partir de deux exemples – Avignon et Colmar – les besoins en inventaire pour la mise en place de secteurs sauvegardés.

    Valeur de mémoire : connaissance, conservation du patrimoine

    Valeur d'usage : guide de travaux

    L'inventaire est défini comme un outil pour inscrire le patrimoine dans l'espace contemporain et futur.

    Exemple de la maison Cappeau de Saint Marc à Avignon : la fiche d'inventaire mentionnait une salle de bain datant de 1910. Cet immeuble devait être vendu à un américain qui souhaitait démonter la salle de bain et l'emporter. Grâce à cet inventaire, la vente a pu être stoppée et la salle de bain sauvée.

    D'où l'importance d'un inventaire même s'il est incomplet ; il faut toujours continuer à le compléter.

    <o:p> </o:p>

    Anne Laure MONIOT, architecte, chef de projet, mission recensement du paysage architectural urbain

    <o:p> </o:p>

    Exposé de la démarche menée à Bordeaux consistant en l'élaboration d'un inventaire exhaustif des architectures sur un tiers de son territoire pour une politique de conservation de restauration et de rénovation.

    Cet inventaire appelé « recensement » est au service du plan local d'urbanisme. Volonté de prendre en compte le Patrimoine dans ce plan d'urbanisme.

    <o:p> </o:p>

    Cet inventaire produit une connaissance servant à des dispositions réglementaires intégrées au PLU, élaborées en lien avec les urbanistes, associant patrimoine et développement urbain. Le recensement est mené à la direction de l'aménagement urbain par une équipe (assistée d'un expert : A. Mélissinos)) comprenant un historien, des architectes et des techniciens.

    Ce projet fait l'objet d'une convention entre la Ville, La DRAC et le service régional de l'inventaire.

    Rappel de l'article 11 : restaurer, remplacer ou modifier sans altérer. Mais, on ne peut pas mentionner les matériaux dans un plan d'urbanisme. D'où la nécessité de faire de la communication pour sensibiliser le public :

    Edition des « Carnets d'une ville en héritage ».

    <o:p> </o:p>

    Antoine BRUGEROLLE, Architecte du Patrimoine

    <o:p> </o:p>

    3 étapes dans l'inventaire :

                . identification du Patrimoine,

                . qualification,

                . prescription.

    Le mot Patrimoine est à entendre au sens large (sites naturels ...).

    L'inventaire est un outil de travail qui doit être opérationnel et s'adapter au sujet. Outil de gestion, de formation, de connaissance mais aussi de communication afin d'aller vers la population pour qu'elle accepte le règlement.

    <o:p> </o:p>

    Alexandre MELISSINOS, Architecte urbaniste, enseignant au CEDHEC

    <o:p> </o:p>

    Nous assistons à une régression des moyens. On veut faire plus avec moins, c'est donc l'étude qui paie les pots cassés. Cela a un effet sur la connaissance et on peut perdre des bâtiments par un manque de connaissance et de culture des personnes qui mènent les travaux.

    Importance de la formation du personnel qui fait les études et qui les lit.

    L'inventaire est « l'unité élémentaire » du recensement patrimonial. Le recensement ne peut être qu'exhaustif.

    Posture qui nous distingue des gens de l'inventaire : nous devons comprendre l'évolution et la transformation. Un centre ancien est un lieu complexe, chaque bâtiment a sa spécificité (pas deux bâtiments identiques).

    Transparence et respect du droit : les servitudes imposées aux gens sont souvent incomprises. Le fichier à l'intérêt de nous obliger à faire une prescription, à voir si cette prescription est répartie de façon identique. Oblige l'architecte à expliquer le pourquoi, à expliciter les critères.

    Le document d'inventaire doit être approprié par celui qui l'utilise. Pas de fiche-type mais les termes de vocabulaire doivent être rigoureux (restaurer, restituer ...).

    Contre l'opposabilité de la fiche car il est difficile de savoir ce qui sera important ou faisable dans 5 ou 10 ans. La fiche vient comme explication, justification, des dispositions et servitudes.

    Problème actuel : la découverte fortuite n'existe plus car si le bâtiment n'est pas inventorié, on ne peut pas faire de sondage. Tout ce qui n'est pas inventorié n'existe pas.

    Autre problème : au niveau architectural, on ne considère que l'extérieur du bâtiment (l'emballage !) et pas l'intérieur.

    Nous sommes le seul pays d'Europe où l'on ne peut pas prescrire les matériaux ! Pour l'Etat, la tromperie vaut la chose !

    <o:p> </o:p>

    Il faut sauvegarder l'indépendance de celui qui évalue le Patrimoine : exemple de Bordeaux (système de coopération entre la ville et le chargé de mission qui vient de l'extérieur).

    <o:p> </o:p>

    Marie-Hélène BLOCH, Animatrice de l'architecture et du patrimoine, VAH Besançon

    <o:p> </o:p>

    Lien entre Patrimoine et usager ; importance de la transmission au public.

    Ex : Besançon, ville d'art et d'histoire depuis 1986.

    Développement du tourisme culturel. Edition de documents grand public.

    « Raconte-moi ... », « Laissez-vous conter ... », documents édités en plusieurs langues et remis à titre gracieux.

    Formation d'une équipe de conférenciers.

    Mise en place d'une signalétique patrimoniale.

    Mise en place d'une base de données.

    <o:p> </o:p>
    Restitution de l'atelier : Fabrice Thuriot, Enseignant chercheur, Université de Rennes

    Monsieur Thuriot livre les points essentiels  de cet atelier :

    -         Le caractère opérationnel de l'inventaire avec des connaissances spécifiques préalables en amont ;

    -         Les enjeux que sont l'urbanisme, le tourisme, le développement durable

    -         L'inventaire : élargissement des missions de base des services régionaux liées aux exigences scientifiques et techniques de l'Etat ;

    -         M. Masson a parlé d'un « inventaire appliqué » : systématique, exhaustif, pondéré, à géométrie variable, conjoncturel et avec des prescriptions

    -         L'implication des associations dans la connaissance du patrimoine local et un langage commun facilitant la diffusion des connaissances

    -         Les pans d'urbanisme avec prescriptions patrimoniales (ZPAUP)

    -         L'élaboration de fiches permettant de préciser l'état d'un bâtiment ; pour les architectes, les fiches sont primordiales pour éviter la subjectivité des choix ;

    -         Les fiches ont une valeur de mémoire, d'usage

    -         Il existe une différence entre inventaire et recensement, entre exhaustivité et détails

    -         La sensibilisation permet la formation et les compétences en région

    -         L'archéologie est un passé plus lointain mais à prendre en compte.

    <o:p> </o:p>

    M Masson précise qu'il ne faut pas rendre les fiches opposables et que l'inventaire peut donner lieu à une désignation du patrimoine. L'exhaustivité n'existe pas et tout ce qui n'est pas désigné n'existe pas.

    M Rouger rappelle la mise à jour régulière.
    Un représentant de la Ville de Bayonne évoque le débat sur a réforme des « niches fiscales » et du plafonnement mis en place par Malraux, qui sont actuellement mis à mal par le gouvernement ; il engage tout un chacun à faire pression pour que perdure un outil financier indispensable.

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  • 24 septembre 2008
    Conseil Régional de Midi-Pyrénées


    Ouverture des Ateliers par M. Martin Malvy, Président de Région Midi-Pyrénées
     

    M. Malvy remercie l'assemblée, nombreuse, d'être venue participer à cette  troisième session des Ateliers, qui constituent un rendez-vous du patrimoine. Le succès semble tel que ce rassemblement pourrait devenir annuel.

    En créant l'Association Nationale des Villes et Pays d'Art et d'Histoire (dont M. Malvy est le Président), il y a eu la volonté de créer un réseau, où l'on a pu constater un engagement et les efforts des élus. Un guide sera publié chez Gallimard dans quelques mois.

    Midi-Pyrénées est vaste et en reprenant l'inventaire, la Région n'a pas voulu perpétuer la méthode pratiquée jusque là par ce service, méthode pertinente mais ... patiente à tout le moins. L'Inventaire, devenu service Connaissance du patrimoine au sein de la Région a été renforcé par plus de personnel, notamment en vue de la numérisation des œuvres de Midi-Pyrénées sur 10 ans. Il s'agit d'une démarche économico touristico culturelle. En novembre-décembre sera mis en place un portail patrimoine, fort déjà de 50 000 images.

    Une réflexion doit être menée sur le développement à travers le patrimoine qui doit en être un levier. Pour cela, la Région a cherché des partenaires : les Conseils Généraux. Sept départements sur les huit ont accepté de passer une convention en ce sens, pour faire des actions communes.

    Enfin, un partenariat Etat-Région pour les objets mobiliers a été signé en avril pour soutenir une profession mal en point[1].

    La Région intervient sur les grands sites et les équipements. Par exemple, un projet, via un syndicat mixte, est mis en place pour Rocamadour, de 20 à 35 M€ sur 10/15 ans (problèmes d'accès, piétionisation...). L'effort est également porté sur les musées (Toulouse-Lautrec, Rodez...), les pôles archéologiques ainsi que l'ORP (Observatoire Régional du Patrimoine).

    Depuis les ateliers précédents, l'accent a été mis sur la restauration des façades et la valorisation des chœurs de village.

    La situation actuelle concernant les Monuments est catastrophique et ce n'est pas terminé. Pourtant, le patrimoine, comme la Culture, fait partie intégrante du développement économique.

    Il faut défendre la politique de Malraux qui est LE moyen de...

    L'ANVPAH et les collectivités territoriales ont à se mobiliser pour le patrimoine car il y a encore des résistances pour consacrer des moyens à la conservation du patrimoine et faire de celle-ci une priorité.

     

    Monsieur Jean Rouger, maire de Saintes et vice président de l'Association Nationale Villes et Pays d'Art et d'Histoire.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    L'association regroupe aujourd'hui 130 villes et territoires ; elle permet entre autres un partage des questionnements et expériences en matière de patrimoine à travers les points suivants :

    -         mettre en réseau les compétences de tous les acteurs du patrimoine, élus et techniciens

    -         développer la connaissance mutuelle et les échanges entre villes et territoires

    -         contribuer à la définition d'une économie d'ensemble d'une ville avec son patrimoine

    -         accompagner les villes et territoires dans la mise en oeuvre de leur politique patrimoniale

    -         mobiliser les acteurs autour de la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine en restructurant le dialogue au niveau national.

    L'ANVPAH travaille avec plusieurs ministères, le Sénat, l'Assemblée nationale...

    Un projet pilote a vu le jour avec la région Midi-Pyrénées, sous forme d'une convention triennale.

    -         renouvellement urbain par la qualification des interlocuteurs

    -         renforcement de la politique des villes et territoires d'art et histoire

    -         moyens pour renforcer les potentialités des villes et territoires d'art et histoire

    -         développement des outils de connaissance.

    Finalement, l'importance de la mise en réseau est soulignée : il s'agit de faire se rencontrer élus, professionnels, « scientifiques de tous poils », en vue d'une alliance patrimoine, culture et activité économique.<o:p> </o:p>

    A la fin de l'allocution de M. Rouger, M. Malvy rappelle la volonté de développer la politique patrimoniale sur les grands sites et de les faire communiquer ; par exemple, à Gavarnie, on pourrait faire de la publicité pour Rocamadour et vice-versa.

    Monsieur Dominique Paillarse, Directeur Régional des Affaires Culturelles en Midi-Pyrénées.
    <o:p> </o:p>

    Monsieur Paillarse salue ce troisième rendez-vous ainsi que la détermination de la Région en matière de patrimoine.
    Michel Clément envoie un message d'amitié en soulignant l'attention qu'il porte à ces ateliers, où il est représenté par M. Dominique Masson.

    Ces derniers temps, bien des choses bougent au niveau de la Culture.

    M.Paillarse se réjouit de la RGPP en cours au ministère de la culture :

    Ces trois dernières années, la DAPA a sorti 15 textes réglementaires après un travail de fond exceptionnel, et qui permettent une mise a jour, une simplification  et une mise en cohérence des textes existants.

    La RGPP a conduit à une réduction du nombre de directions d'administration centrale, avec maintenant une Direction Générale du Patrimoine.

    M.Paillarse confirme que les DRAC, dont l'action a été plébiscitée, seront maintenues auprès des préfets de région et que les SDAP seront intégrés aux DRAC et non plus sous l'autorité des préfets de département.

    Des sommes sont réservées pour la mise en valeur des sites archéologiques et les musées. Quant aux objets mobiliers, leur économie est particulièrement fragile.

    Deux textes à venir : celui sur  l'assistance à maîtrise d'ouvrage et celui sur le contrôle scientifique et technique. (Nous sommes dans une phase de transition pour ce qui concerne la restitution de la maîtrise d'ouvrage aux propriétaires publics ou privés).

    Le Lot ayant été le seul département à se porter volontaire pour l'expérimentation, il se voit doté de moyens confortables.

    La DRAC croit fort dans les dispositifs du secteur sauvegardé (VSSP) et pour soutenir ce zonage et cette procédure, des budgets particuliers ont été réservés.

    Quant au financement des Monuments Historiques... M. Paillarse a été choqué par le titre d'un article dans Télérama lors des JDP : « le patrimoine est une ruine.  Non, le patrimoine n'est pas une ruine, c'est une richesse, et l'étude de PACA le démontre. Midi-Pyrénées va engager une étude similaire.

    Finalement, tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faudrait, pour les Monuments Historiques, un budget annuel de 400M€...

    Pour finir sur une note optimiste, l'exemple de Bonrepos-Riquet est évoqué. Cette commune moyenne a racheté, avec l'aide notamment de la Région, le château et le domaine de Riquet, dans lequel se trouvent des machines hydrauliques qui ont servi de « test » pour le canal du Midi. Ce projet en cours est un enjeu majeur pour Midi-Pyrénées. La population de Bonrepos s'est approprié ce patrimoine : en juin, 130 bénévoles sont venus débroussailler le terrain, et cette opération va se renouveler en octobre...<o:p> </o:p><o:p> </o:p>Madame Hélène Breton, Vice-présidente culture, Région Midi-Pyrénées
     

    Les acteurs du patrimoine ont besoin de se rencontrer, d'échanger...

    Il faut trouver une stratégie, avoir une vision transversale du patrimoine afin qu'il puisse être   un levier de développement économique. Cela passe par le tourisme, le développement durable, études et prospective. La Région met en place un accompagnement des projets d'avenir des lycéens autour du patrimoine. Ce développement doit prendre une dimension sinon internationale, tout au moins euro régionale, sans oublier l'aspect formation aux métiers du patrimoine.

    Le partenariat est l'élément clef de la méthode – il faut élargir les horizons. Une quinzaine de régions sont représentées dans nos rencontres, avec des institutions, des associations, des universités, des structures professionnelles...

    Nécessité d'un partenariat avec les populations, qu'il faut aider à se mobiliser car ce sont elles les meilleures protectrices du patrimoine.

    Enfin, il faut fortement axer les aides financières en fonction de la transversalité et du partenariat.

    L'observatoire  est une plateforme de rencontre qui assure la mission d'observation ainsi qu'une action socio économique du patrimoine cf. la région PACA et la recherche dans le Languedoc Roussillon


    [1] Un commentaire sur ce point d'un des rapporteurs de l'ACRMP : j'espère quand même que le but premier de cette convention n'est pas le soutien aux restaurateurs en difficulté mais une réelle volonté de conservation et de mise en valeur du patrimoine mobilier, politique sans laquelle, en plus de l'abandon du patrimoine mobilier, effectivement toute une profession est mise à mal ....
    <o:p> </o:p>


    1 commentaire
  •  Nous pourrions mentir, ou tout du moins être hypocrite, en affirmant que l'ACRMP a fait le choix délibéré de ne pas intervenir durant les dernières JDP. Non seulement cela aurait été malhonnête,  mais surtout cela ne nous aurait pas ressemblé. En vérité nous nous y sommes pris trop tard et les actions prévues au dernier moment n'ont pas rassemblé assez de monde.

    Ces Journées du Patrimoine ont toujours été pour nous l'occasion de rappeler la crise majeure que traversent aujourd'hui l'entretien et la conservation de notre cher patrimoine. Depuis trois ans nous n'avons cessé d'alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur la dégradation constante de nos conditions de travail et des sources de financement, en vain. Aujourd'hui encore la situation reste préoccupante et si il fallait s'en convaincre, il suffit de lire l'annonce de l'AFP du 4 septembre du lancement de ces JDP par Mme Albanel :

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Un peu avant l'intervention de la ministre, des associations liées au patrimoine s'étaient d'ailleurs "alarmées" devant la presse de la "dégradation continue des moyens" dévolus au secteur.

    Les responsables de
    la Demeure Historique (3.000 monuments historiques privés) et du Groupement français des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH, 180 entreprises), ont ainsi évoqué la "situation inquiétante" du patrimoine en région, dénonçant par ailleurs les règles limitant le mécénat ou le risque de plafonnement des déductions fiscales pour les monuments privés.

    Selon eux, les responsables des affaires culturelles de l'Etat de Rhône-Alpes et Bourgogne "ont décidé cette année de n'autoriser aucun nouvel engagement", ont-ils indiqué.

    Philippe Toussaint, président de VMF (Vieilles Maisons françaises) craint pour sa part que "la moitié des régions ne se retrouvent dans cette situation à la fin de l'année", a-t-il dit à la presse.

    Les associations, qui réclament une grande table-ronde du secteur, demandent une dotation exceptionnelle pour "purger" les 600 millions de crédits engagés dans les travaux en cours, proposant ainsi un "prélèvement sur les 45 milliards d'immobilier que l'Etat a décidé de vendre".

    <o:p> </o:p>Dans le même ton Télérama[1] s'est fait écho de cette conférence de presse que l'hebdomadaire a qualifié de « véhémente », évoquant les réactions des professionnels du GMH[2] présents. Luc Le Chatelier de rappeler par exemple qu'il n'y a « rien de bien neuf sous le soleil de France, sauf que ça empire : en 2008, les crédits pour le patrimoine alloués aux directions régionales des affaires culturelles (Drac) ont baissé de 20 à 40% par rapport à 2007, et les financements se concentrent sur les gros chantiers essentiellement à Paris et en Ile-de-France, alors que 65% des monuments en péril se situent dans des communes de moins de 2000 habitants. »
    <o:p> </o:p>Et de rajouter qu' « aujourd'hui, 41% des monuments historiques sont jugés « en état défectueux » par le ministère de la Culture ; ils étaient 32% en 2002. Et si l'on voulait d'un coup tout réparer, il faudrait débourser 11 milliards d'euros.»
    <o:p> </o:p>

    Malheureusement notre association n'échappe pas aux difficultés du moment. Un sentiment de lassitude, pour ne pas dire de découragement, gagne peu à peu des adhérents qui ont le sentiment d'être abandonnés. Préoccupés par leur survie économique, et qui leur en fera le reproche, certains se laissent aller à une forme de repli sur soi.

    Mais que les promoteurs et complices de cette politique d'abandon ne se réjouissent pas trop vite. Cet échec n'est qu'une bataille perdue. Pas la fin de la guerre. Nous sommes encore suffisamment nombreux à vouloir nous battre pour défendre ces trésors que nous ont légués nos anciens. Il sera sans doute nécessaire de tirer les leçons de notre inertie et de réfléchir à de nouvelles orientations.   Mais comme le dit si bien un proverbe persan, « de quatre choses nous avons plus que nous croyons : des péchés, des dettes, des ennemis...et des années ».

    A très bientôt donc.

    <o:p> </o:p>

    ACRMP



    [1] Télérama 3062 du 17 septembre 2008, « Le patrimoine, c'est la ruine » par Luc Le Chatelier.

    [2] GMH : Groupements des entreprises de restauration des Monuments Historiques (190 PME et 9000 compagnons).



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  • Résumé des épisodes précédents.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>La ville de Figeac, s'étant décidée à poursuivre son chantier au Collège Champollion, délègue à la DRAC Midi-Pyrénées le lancement d'un marché public concernant la restauration du Grand Salon classé Monuments Historiques.  Ledit appel d'offre est publié le 27 février 2008. Outres les travaux portant sur la maçonnerie et les menuiseries, le lot 3 stipulait «lot peinture murale». Après lecture de l'acte à candidature qui spécifiait, entre autre, que le critère du prix serait largement prépondérant (70% de la note finale), l'ACRMP décidait d'écrire à la DRAC Midi-Pyrénées (épisode 1).
    Ne recevant toujours aucune réponse de la part de la DRAC au 27 mars, l'ACRMP concoctait un nouveau courrier, cette fois adressé à M. le président de Région, avec copie à Mme le maire de Figeac, M. Le Président du Conseil Général du Lot et M. Conservateur des Antiquités et Objets d'Arts du Lot, dans l'espoir d'obtenir un retour... (épisode 2).
    Avril ne s'était pas découvert d'un fil : aucune réponse aux courriers n'était venue annoncer un printemps... Le 21 de ce mois, l'ACRMP s'était décidée à contacter, en dernier recours, Mme la Sous-Directrice des Monuments Historiques, à Paris... (épisode 3).
    Une petite révolution est arrivée début mai, en date du 5 exactement : une réponse de la part du Conseil Régional Midi-Pyrénées ! (épisode 4)
    Révolution, c'était un peu vite dit... Rien de plus ne se passait, jusqu'au jour où... une réponse de la DRAC est arrivée, peu après le début de l'été. C'était le 26 juin, plus de trois mois après le courrier initial mais... tout arrive pour qui sait attendre... (épisode 5).
    La lecture de ce courrier, fort instructive, a poussé l'ACRMP à écrire un courrier de réponse à la réponse...
    <o:p> </o:p>PS : à la date de ce courrier, le marché n'aurait toujours pas été attribué...
    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>Puylaurens, le 9 juillet 2008
    <o:p> </o:p>Monsieur le Directeur Régional,
    <o:p> </o:p>Nous accusons réception de votre courrier en date du 26 juin relatif aux critères de sélection des candidats et des offres dans le cadre de la procédure « dite » adaptée lancée pour les travaux du collège Champollion de Figeac.
    <o:p> </o:p>Attentifs à vos remarques, nous regrettons toutefois que votre réponse nous parvienne après la clôture des offres ce qui ne nous a pas permis de répercuter en temps utile vos éclaircissements auprès de nos membres.
    <o:p> </o:p>Par ailleurs, si nous sommes bien conscients que la législation sur les Monuments Historiques n'a toujours pas fixé de critères de sélection des candidats comme cela a été réalisé pour les musées de France, nous ne comprenons toujours pas le choix qu'ont opéré vos services dans les pourcentages de notation des offres.
    <o:p> </o:p>

    En effet, si, comme vous semblez l'indiquer, ce marché fait suite à une programmation ancienne pour laquelle l'enveloppe budgétaire n'est pas modifiable, cela ne justifie pas de fixer le prix comme critère majeur de sélection. Et contrairement à vos affirmations, la pondération de 30% apportée par les capacités professionnelles et techniques du candidat ne place pas ce critère comme étant de première importance.


     Il nous semble que même dans le cadre d'un budget prédéfini et non révisable, les capacités techniques et les méthodes développées par le candidat restent la condition nécessaire à une exécution des travaux « dans les règles de l'art ». Et si les deux études préalables peuvent aider à aller dans ce sens, elles ne sont en aucun cas des garanties sur la bonne tenue des travaux réalisés.
    <o:p> </o:p>Vous nous proposez de réfléchir « au rôle et responsabilité des maîtres d'ouvrage et d'œuvre afin que soient conduits des chantiers qui répondent aux objectifs de tous dans le respect encore une fois, de la légalité des marchés publics ». Permettez-nous d'ajouter «dans le respect du patrimoine» afin que soit assurée sa conservation efficace et effective. Et sur ce point, vous en conviendrez nous l'espérons, ce n'est pas une question de loi mais de volonté. Or le récent appel d'offre lancé pour l'église Saint Nicolas est loin de calmer nos inquiétudes.
    <o:p> </o:p>Restant à votre disposition pour poursuivre ce débat, et peut-être voir ensemble les possibilités offertes par la loi pour faire coïncider le respect du Patrimoine et les règles de l'achat public, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de nos sincères salutations.
    <o:p> </o:p>                                                                                                   Pour l'ACRMP,
                                                                                                       La présidente, Françoise Tollon

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