• Nous mettons à votre disposition une adresse pour pouvoir nous contacter. Vous voulez de plus amples renseignements sur notre association, apporter des précisions sur nos articles, trouver un professionnel de la conservation restauration de biens culturels pour un conseil, une proposition de traitement, un devis, connaître les formations de nos professions,...

    Ecrivez-nous: acrmp@free.fr


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  • Pour ses troisièmes « JDP », l'ACRMP, accueillie et aidée par la DRAC, a opté pour l'information et la pédagogie sur la conservation-restauration
     
    Nous voilà donc dans la salle des anciennes écuries de l'hôtel Saint-Jean, sous les arcades en face de l'entrée, avec nos conférences, nos panneaux explicatifs et un atelier diagnostic, agrémenté de quelque matériel... Dehors, dans la cour, des entreprises de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), installées pour des démonstrations en tout genre, et dont on ne sait plus si elles touchent au patrimoine, aux métiers d'art ou au folklore. Difficile dans ces conditions pour les objets mobiliers de faire entendre leur voix, au sens propre comme au sens figuré. Et nous remercions tous les curieux et courageux qui sont allés jusqu'au fond de la cour et ont poussé la porte des anciennes écuries.


    Informer le public sur la spécificité de la conservation-restauration des objets mobiliers, c'est bien ; nous n'oublions pas toutefois la précarité de ce « métier du patrimoine », et par conséquent, du patrimoine lui-même. Un article dans le Monde (dimanche 9 – lundi 1à septembre 2007) titrait : « L'incertitude persiste sur le budget des Monuments Historiques ». Notons d'ailleurs qu'il n'est fait aucune mention, comme toujours,  des objets mobiliers mais seulement du patrimoine bâti, évoqué notamment par le GMH, La Demeure historique et les Vieilles Maisons Françaises... A la lecture d'un tel article on se demande qui dans tout ça défend le patrimoine public, celui que chacun d'entre nous est censé posséder à travers l'Etat, les mairies, les départements... et qui est restauré par les deniers publics. L'Etat aimerait bien s'en remettre aux mécènes, qui pour l'heure, ne courent pas les rues ! Ne devrait-on pas réfléchir à la proposition du président du GMH : prélever un pourcentage sur la taxe de séjour (rappelons que la France est la première destination touristique au monde). Comme le remarquait judicieusement M. Malvy «si Midi-Pyrénées est aujourd'hui la troisième région touristique de France, ce n'est pas grâce à la propreté de ses plages ».

      Un petit bilan de cette journée :

    Tout d'abord, un grand merci aux membres de l'association  (une vingtaine) qui, par leur présence et leur énergie, ont contribué à la réussite de cette journée.

    Nous remercions également Monsieur Le Directeur Régional des Affaires Culturelles, qui  a mis à notre disposition la salle et tout le matériel nécessaire au bon déroulement des conférences, et pour l'accueil qui nous a été fait.

    Enfin, un merci tout particulier à messieurs Tony Simonet et Jean-François Peyré  qui ont apporté leur aide tout au long de cette journée et à Monsieur Endurand  qui nous a prêté deux tableaux pour montrer au public des exemples d'observations sous UV.

    Nous pouvons dire que les conférences ont eu un certain succès : au total, 220 personnes ont assisté aux cinq conférences proposées, avec bien sûr des variations selon les horaires. Il y avait 55 places assises. Exemples : la salle était combles aux conférences de 11h30, 14h30 et 15h30, avec quelques personnes debout.

    Autour de 400 personnes ont porté leur attention aux panneaux exposés : différents cas de restauration (panneaux prêtés par les Archives Départementales du Tarn, par les Ateliers de Toulouse... et des panneaux réalisés par l'ACRMP sur les sujets suivants : l'association, la conservation-restauration, la formation des professionnels, la restauration de Vals (et bien sûr notre Vénus !)

    Une cabine UV, animée par Corinne, a connu un vif succès toute la journée

    Pour ce qui est de l'atelier diagnostic, le constat est décevant : un couple nous a apporté un moulage en terre cuite polychrome et... c'est quasiment tout. Au vu des autres visiteurs qui ont amené un objet, ou des photos de l'objet, nous avons pu observer que leur attente est plutôt une expertise historique (qui a fabriqué l'objet, sa datation, d'où vient-il ?). Et... ce n'est pas vraiment notre domaine !

    Nous avons eu beaucoup de demandes au sujet de l'association et surtout, les coordonnées pour la joindre... Cet intérêt pour nos actions et nos professions nous montre que nous devons continuer en communiquant plus, c'est pourquoi dans quelques jours une adresse mail sera disponible sur le blog pour un contact plus direct. Il est vrai que jusqu'à présent, face à l'urgence générée par la chute des crédits, nous avions ciblé notre action vers les institutions, mais nous allons élargir notre champ d'action pour pouvoir répondre à l'intérêt de tous.

     


     


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  • Enfin ! Enfin une voix s'élève pour dénoncer la catastrophique situation dans laquelle se trouve notre patrimoine. Il aura fallu attendre plus de deux ans pour entendre un élu de notre république avoir le courage d'avouer qu'il s'est, comme bien d'autres, trompé et que le secteur de la restauration est aujourd'hui sinistré. Deux ans pendant lesquels on a non seulement  amputé (sans aucune anesthésie)  les budgets alloués au patrimoine, mais aussi et surtout dénié le droit aux acteurs concernés d'oser se plaindre. Il faut se souvenir par exemple des déclarations d'un autre et heureusement ancien ministre de la culture lors de sa conférence de presse à l'occasion des JDP : au milieu des revendications notamment d'architectes en chef courageusement sortis de leur réserve, M. Donnedieu de Vabres n'avait pas hésité à réaffirmer   « que tout allait bien ». Et preuve que le ridicule ne tue plus depuis belle lurette, d'ajouter « que le patrimoine était au cœur de ses préoccupations et de celles du gouvernement et que les crédits (les crédits dépensés affirmait-t-il) restent à peu près stables ».Très franchement j'aimerais bien connaître l'état des financements  des secteurs que le gouvernement ne jugeait pas prioritaire.

    Alors merci à M. Lang pour son interview accordé au Monde le 15 septembre dernier, non pas tant pour l'originalité de ses propos mais pour oser dire enfin que «le roi est nu ».

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Jack Lang, ancien ministre de la culture

    "La situation des monuments historiques est désastreuse"

    LE MONDE | 15.09.07 | 13h20  •  Mis à jour le 15.09.07 | 13h24

    Aujourd'hui député (PS) de Boulogne-sur-Mer, en coquetterie avec le Parti socialiste pour avoir accepté du président de la République, Nicolas Sarkozy, une mission sur la réforme de l'Etat, Jack Lang garde un oeil attentif sur le domaine culturel. Ministre de la culture de 1981 à 1986 et de 1988 à 1993, il s'est rarement autorisé à commenter l'action de ses successeurs. A l'occasion de la 24e édition, samedi et dimanche, des Journées du patrimoine, manifestation qu'il avait lancée, il s'alarme pourtant de l'état du patrimoine monumental.

    Les Journées du patrimoine vont drainer vers les monuments historiques des millions de visiteurs. Dans le même temps, la situation de ce secteur reste alarmante. Comment expliquer ce paradoxe ?
    Il me semblait nécessaire, quand j'ai lancé la Fête du patrimoine, il y a plus de vingt ans, que les Français aient accès gratuitement, au moins une fois par an, aux monuments historiques qui sont le bien commun de la nation. Je pensais également, sans doute naïvement, que ce plébiscite populaire annuel obligerait les gouvernements à dégager des crédits croissants en faveur du patrimoine.
    Je me suis trompé. Aujourd'hui, la situation de ce secteur est désastreuse. Les chiffres parlent d'eux- mêmes. Depuis 2002, les crédits affectés à l'entretien et à la restauration des monuments historiques ont baissé de moitié. Ils étaient de 536 millions d'euros, ils sont tombés à 270 millions d'euros cinq ans plus tard. Mais le plus grave, ce sont les fluctuations d'une année sur l'autre, les incertitudes, l'instabilité de ces crédits.
    Or, pour les entreprises, pour les architectes et pour les propriétaires, la régularité de ces ressources est une exigence d'économie : rien n'est plus ruineux que les chantiers interrompus. Enfin, les entreprises de restauration sont les premières victimes d'une politique particulièrement erratique. Certaines ont dû fermer leurs portes. Les métiers d'art qui transmettent difficilement leur savoir ont besoin eux aussi de continuité.
    2006 a été une année noire : 300 chantiers ont été arrêtés, la dette de l'Etat était de 180 millions d'euros envers les entreprises de restauration, qui ont perdu cette année-là 700 emplois hautement spécialisés.
    Le précédent gouvernement a affecté 70 millions d'euros par an aux monuments historiques, prélevés sur les droits de mutation. N'est-ce pas suffisant ?
    C'est bien, et ce n'est pas assez. Aujourd'hui, alors que la dotation annuelle tourne autour de 300 millions d'euros, le budget nécessaire à l'entretien et à la restauration des monuments historiques devrait atteindre 400 millions d'euros. Sans une intervention de la puissance publique au plus haut niveau, on restera dans la politique de l'accordéon, du colmatage. Il existe en France plus de 40 000 monuments protégés. C'est une charge très lourde.
    Mais c'est aussi une chance pour notre pays. Une source de beauté, qui permet l'enracinement des citoyens dans leur pays. L'identité nationale, devenue un lieu commun des discours politiques, passe notamment par les paysages, les sites et les monuments.
    Ce patrimoine vous semble-t-il menacé ?
    Certaines communes entreprennent aujourd'hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d'exception.
    Ce patrimoine cultuel, même non protégé, même banal, doit être respecté. Mais comment l'Etat peut-il demander aux collectivités locales de respecter leur patrimoine historique alors que lui-même brade le sien ? Ainsi, j'avais fait acheter et restaurer des hôtels particuliers dans le Marais, l'hôtel de Croisilles et celui de Vigny, rue du Parc-Royal à Paris, pour y installer les services de l'inventaire et la médiathèque du patrimoine. Ces immeubles sont aujourd'hui vendus par l'Etat.
    Les crédits attribués aux secteurs sauvegardés, sans doute le legs le plus important du ministère Malraux, sont asséchés, comme ceux de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) que j'avais mise sur pied. Le patrimoine est une cause nationale. Il faut dégager des moyens durables pour entretenir cet héritage légué par l'histoire. L'actuelle ministre de la culture, Christine Albanel, qui a conduit avec ambition la restauration de Versailles, saura, j'en suis sûr, mener cette croisade.
    Le budget de la culture n'est pas extensible. Et les gouvernements doivent tous répondre à cette question : faut-il privilégier le patrimoine ou la création ?
    Je suis un archaïque d'avant-garde, donc je récuse ce choix. La culture est un bloc. D'ailleurs quand le patrimoine souffre, la création n'est pas mieux traitée. Privilégier l'un ou l'autre, c'est mettre en avant des cache-misère pour dissimuler le désengagement général de l'Etat. La médiocrité de notre investissement dans l'intelligence, c'est-à-dire la culture, l'éducation ou la recherche, est la grande faiblesse de la France. Pourtant la clé de la croissance est là.
    Propos recueillis par Emmanuel de Roux
    Article paru dans l'édition du 16.09.07.

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  • En préparation des Journées du Patrimoine, des reportages, dans des laboratoires de restaurations de la région Midi-Pyrénées, seront diffusés du 10 au 15 septembre, aux journaux télévisés de France 3 édition régionale, entre 12h00 et 12h30 et entre 19h00 et 19h30.

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  • Présence de membres de notre association sur divers sites de la région pour les Journées du Patrimoine:

    - Dimanche 16 septembre à 10 h 30, conférence sur la restauration des peintures murales à à la chapelle Saint-Exupère, à Blagnac (Haute Garonne) . Par Madame Françoise TOLLON.

    - Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h, Préfecture du Gers, à Auch, exposition de l'association départementale "Métiers d'Art en Gascogne", présentation de divers métiers d'art et métiers de la restauration  (restauratrice de peintures de chevalet).


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