• Atelier 3

    « Le patrimoine, une image à renforcer, un facteur de développement durable et d'échanges »
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    Président : Marc Carballido, Vice président développement Durable de la Régio Midi-Pyrénées

    Modérateur : Jean-Marie Compte, Adjoint chargé des relations internationales, coopération décentralisée, patrimoine et tourisme, Ville de Poitiers.

    Rapporteur : Jacinthe BESSIERE, Maître de conférence, université de Toulouse le Mirail

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    Introduction : la réflexion de l'atelier 3 va porter sur les points suivants :

    -         comment le patrimoine peut-il participer aux politiques de développement

    -         comment les acteurs de terrain perçoivent-ils les objectifs de transversalité

    -         les partenariats et les mutualisations possibles

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    Jean-Luc Morinière, Association Mémoire des Vallées, Chargé de la mission de transition au Pays d'Art et d'Histoire des Vallées d'Aure et du Louron.

    Le Pays d'Art et d'Histoire, ses effets en terme de développement local et d'aménagement.
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    La candidature au label Pays d'Art et d'Histoire (PAH) est un projet culturel de territoire, qui requiert le désir et l'engagement des habitants (acteurs), si modestes soient-ils. Si jusque là les projets autour du patrimoine étaient la plupart du temps parachutés et soumis au financement (voire même c'est le financement qui créait le projet), sans souci des acteurs locaux. Avec le PAH, c'est le contraire : tout vient des élus, des collectivités et des acteurs (associations...). Si le financement est attendu, il n'est pas au cœur du projet. Ce qui est attendu, c'est l'optimisation des ressources humaines. On n'est pas là dans un projet standard, le PAH s'engage pour et avec les habitants, il s'agit d'un projet culturel du territoire.

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    Pour les Vallées d'Aure et du Louron, cette démarche a été un outil de développement avec des effets :

    - économiques : signalisation des ressources locales (marbre, eau) tourisme plus équilibré , développé sur l'année : nature (ski, montagne) et culture (visites guidées, festivals..) avec des activités chaque saison, tourisme scolaire (service éducatif du PAH en partenariat avec les écoles et collèges du coin)

     - sociaux et culturels : réappropriation du fond culturel par les habitants natifs comme nouveaux venus, renforcement du sentiment d'appartenance à un pays, avec extension vers l'Aragon et l'Espagne.

    - environnementaux : amélioration de la qualité des aménagements, valorisation et sauvegarde de l'architecture locale

    La priorité a été mise sur les actions de printemps et d'automne (tourisme annuel), l'artisanat s'est raffermi et il y a eu un effet d'entraînement...

    L'intercommunalité a été renforcée au détriment des rivalités entre communes et vallées..

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    Georgette Bréard, Vice-Présidente de la Région Bretagne charge du Patrimoine et du Tourisme, Présidente du Comité Régional de Tourisme.

    La place du patrimoine dans la communication et le tourisme régional.
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    La Bretagne est la 1ère région de France (hors Ile de France) pour la quantité de patrimoine.

    Elle a un patrimoine spécifique matériel (nature, calvaires, navires, moulins, lavoirs, )... ou immatériel (cuisine, danse, musique), fortement investi par tous.

    C'est une région à forte personnalité et forte consommation touristique, (4ème région touristique de France).

    Le tourisme y est une activité économique majeure (revenu complémentaire pour les agriculteurs, restauration de résidences secondaires,...) avec pour conséquences  un très faible taux de chômage et des créations d'emplois en hausse (8% du PIB breton,).

    Une enquête a été menée en 2005, 17 000 questionnaires ont été remplis par des visiteurs : 20% d'entre eux visitent des monuments et des musées, 75% se portent plutôt sur les balades à pied et en vélo.

    Le tourisme est très dépendant du patrimoine et de la culture.

    Le vivier patrimonial naturel attire des touristes demandeurs d'activités « nature ».

    Nature et culture forment deux entités patrimoniales qui s'alimentent réciproquement.

    Il est donc nécessaire de prendre en compte la juste valeur du patrimoine, comme une ressource, et non pas seulement sa valeur d'existence.

    Il faut démocratiser l'accès au patrimoine pour les habitants et pas seulement pour les visiteurs et inscrire le patrimoine dans le développement ; une « charte du patrimoine et du développement durable » a été mise en place.

    Pour promouvoir le patrimoine et consolider sa position de pilier de l'économie bretonne, la région a créé une Direction Tourisme et Patrimoines (culturel et naturel).

    Le développement durable est le fil conducteur de la politique patrimoniale et touristique. Il faut concevoir une « mise en tourisme » du patrimoine breton.

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    Patrick Lévy, Directeur général du Comité Régional du Tourisme de Midi-Pyrénées.

    L'audit identitaire, un outil de communication pour le territoire.

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    Qui est-on (en Midi-Pyrénées),qu'est-ce qu'on a à vendre de plus (que les autres régions) ?.A partir du patrimoine de la région (y compris humain et naturel), il s'agissait d'élaborer un plan marketing, partir à la conquête d'une nouvelle clientèle (les « hors-saisons », les étrangers), avec la promotion des produits : il faut prendre l'intégralité de la panoplie. (un client nouveau coûte 7 fois plus cher à acquérir qu'un client fidèle).

    Une enquête a donc été menée auprès des habitants, des clients et des professionnels en vue d'établir une stratégie marketing, une nouvelle identité touristique. 50 experts se sont donc mis au travail pour cet « audit identitaire »)

    Est venue la présentation de la région Midi-Pyrénées à travers des photos :

    Patch-work des couleurs de Midi-Pyrénées –ou des non couleurs, le vert, le rouge, la pierre, la terre, camaïeux urbains, la neige, les matières naturelles, la concentration des technologies, culture du repas, parfums, sons et terroir, l'accent, l'occitan, les lumières, le climat (les anglais viennent voir notre brouillard)

    Finalement, Midi-Pyrénées, c'est un équilibre entre le physique, le cérébral, l'affectif et le spirituel. Une terre d'humanité, de plaisir, de contraste, de nature, de rencontre et de fusion. Une civilisation de l'épanouissement.

    Pour Midi-Pyrénées, une devise est née : « liberté, intensité, Midi-Pyrénées ».

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    Jean-Marie Compte, Adjoint chargé des relations internationales, coopération décentralisée, patrimoine et tourisme, Ville de Poitiers.

    Les échanges techniques, économiques et culturels internationaux.

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    Souhait de la nouvelle équipe municipale de faire du patrimoine l'un des axes forts d'une nouvelle politique du tourisme, et de déployer de cette politique vers l'international par

    la candidature de la ville de Poitiers retenue comme ville française pour le projet européen HerO (Heritage as Opportunity) : il s'agit d'un consortium de 10 villes européennes travaillant à lier davantage le patrimoine et le tourisme et ceci dans le cadre du développement durable[1].

    Ce projet a créé une dynamique de territoire qui rassemble les acteurs et développe un programme de rénovation urbaine et de valorisation du patrimoine.

    A Poitiers, il s'agit de faire coexister le parc de loisir du Futuroscope avec le secteur sauvegardé de la Communauté d'Agglomération.

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    5ème intervention : non programmée, d'une personne du service du patrimoine et du tourisme de la Ville d'Albi.

    Dans le cadre de l'agenda 21, a été montée une opération de coopération décentralisée entre la ville d'Albi et la ville d'Abomé au Bénin qui possède comme la ville d'Albi  un important patrimoine en brique; cette coopération porte sur la conservation et le développement de ce patrimoine, avec l'intervention des acteurs locaux, mais également sur l'eau et l'assainissement.

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    M. le CAOA de l'Ariège déplore que l'atelier n'ait pas répondu à son attente et pose la question : pourquoi les objets du patrimoine ne sont pas intégrés aux circuits touristiques ? Pourquoi en a-t-on fait si peu cas ?
    Il lui est répondu que bien sûr les objets du patrimoine sont intégrés aux circuits touristiques, mais que l'on n'a pas eu le temps d'entrer dans le détail ... et que, par ailleurs, M. Malvy a déjà évoqué les Objets Mobiliers dans son allocution.
     
    La présidente de l'ACRMP intervient également en ce sens, et évoque le financement de la restauration des objets mobiliers à quoi le modérateur lui répond que ce sujet ne concerne pas l'atelier en cours,  relayé pas plusieurs intervenants qui répondent de manière autoritaire et déterminée que le patrimoine n'est pas que culturel mais aussi naturel et que dans le cadre du développement durable c'est ce dernier qui doit avoir la priorité.
    Une paysagiste fait  enfin remarquer que la monumentalité de certains paysages vaudrait que l'on leur confère un statut de Monument Historique ou quelque chose d'équivalent.
    <o:p> </o:p>Une personne présente en un mot l'Association des Parcs et Jardins de Midi-Pyrénées et nous invite à consulter le site internet, www.pjmp.eu
     
    Un architecte du patrimoine s'inquiète : il lui semble que la Région se met à avoir une gestion étatique du patrimoine, sans tenir compte du local. Par ailleurs, les crédits Monuments Historiques diminuant, il faudra bien se poser la question du financement de l'entretien et de la restauration.
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    Une muséographe énonce la nécessité de revoir l'organisation des liens entre le patrimoine et le tourisme, à savoir que le tourisme profite largement du patrimoine, l'inverse n'étant pas vérifié. Il serait bien que le tourisme contribue au financement du patrimoine, mais on lui répond que cette question ne concerne pas le sujet de l'atelier.

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    Restitution de l'atelier 3: rapporteur Jacinthe Bessière, Maître de conférence université Toulouse-le Mirail.

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    1/ M.Patrick Lévy a développé l'idée de patrimoine comme instrument de communication au service des territoires ; ce directeur de l'office du tourisme Midi-Pyrénées a fondé son plan marketing sur les valeurs intrinsèques de la région mises en désir dans un diaporama, 

    2/ Avec Mme Bréard nous avons vu la place du patrimoine dans la politique touristique et l'attractivité d'une région à forte personnalité

    3/ M.Morinière nous a montré comment faire du développement durable à partir du patrimoine, et comment le patrimoine pouvait devenir une ressource au service du territoire, à travers la démarche de candidature au label Pays d'Art et d'Histoire.

    4/Nous avons enfin vu deux exemples de coopération internationale avec les villes de Poitiers et d'Albi.

    Les débats ont montré la difficulté de donner une définition du patrimoine : naturel ou culturel, certains allant jusqu'à parler de monumentalité des paysages[2].

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    [1] Le projet "HerO" dispose d'un budget total de 850 000 euros et reçoit un financement d'un quart de million d'euros de la part de l'UE.  Outre Ratisbonne, "HerO" regroupait en avril 2008 Naples, Graz, Vilnius et Sighisoara (Roumanie). Quatre à six autres villes devraient les rejoindre. Plus de 30 communes et régions, dont Porto, Athènes, Budapest et Liverpool, auraient signalé leur intérêt.Le réseau devrait se mettre au travail début 2009. En l'espace de trois ans, il s'agira d'élaborer et de soumettre à discussion des programmes d'action portant sur la conservation et la valorisation des centres-villes historiques. Les résultats pourront être transposés sur d'autres villes européennes  et seront des modèles d'urbanisme.(Relatio Europe, http://www.relatio-europe.eu/leurope-en-regions/leurope-vecue-dans-les-villes-et-les-regions/104-leurope-vecue-dans-les-villes-et-les-regions/3187-ratisbonne-coordonne-un-projet-modele-de-patrimoine-europeen)

    [2] Commentaire personnel d'un rapporteur de l'ACRMP: j'ai trouvé la restitution peu objective, ne respectant pas l'ordre des interventions, accordant beaucoup d'importance à l'une d'entre elles,  en évoquant à peine d'autres bien plus intéressantes et concrètes à mon avis.

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