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ACRMP

Association des Conservateurs-Restaurateurs de Midi-Pyrénées

Au secours de notre patrimoine artistique | 10 septembre 2006

SAUVONS LE PATRIMOINE                                « RESPECTEZ LES ŒUVRES, C'EST LE PATRIMOINE DU GENRE HUMAIN »Romain ROLLAND

Publié par ACRMP à 17:35:02 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Patrimoine en danger | 10 septembre 2006

NON ASSISTANCE AU PATRIMOINE EN DANGER
Le Figaro magazine  -  samedi 8 juillet 2006


     120 chantiers en panne depuis le début de l'année.
    
Les crédits alloués cette année à la restauration des Monuments Historiques servent à payer des retards sur les chantiers passés et non à en ouvrir de nouveaux. 
Nous allons vers un désengagement progressif de l'état, qui assurait à 100% le coût de l'entretien du patrimoine lorsqu'il était maître d'ouvrage et seul gestionnaire de ses biens. En transférant la maîtrise d'oeuvre aux collectivités, il a changé la procédure. Aujourd'hui, c'est le propriétaire qui doit avancer les fonds à 100% et réclamer ensuite sa quote-part à l'état.  L'état des monuments ne fait qu'empirer avec le retard, si l'on attend trop longtemps, leur restauration s'avérera plus difficile, sinon impossible dans de bonnes conditions. 

Publié par ACRMP à 17:24:10 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Situation de crise | 10 septembre 2006

L'ACRMP, association des conservateurs-restaurateurs de Midi-Pyrénées, est née d'une crise. Voici plusieurs mois nous essayons d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la désastreuse situation des conservateurs-restaurateurs installés en province. En effet nous avons assisté impuissants à la diminution en 3 ans (période 2002 - 2005) de plus de la moitié du budget consacré à la restauration des objets mobiliers tant inscrits que classés au titre de l'inventaire. Or, malgré nos actions lors des dernières Journées du Patrimoine et 2 rencontres avec le DRAC de région, la situation semble encore se dégrader. Après un budget 2005 jugé « calamiteux » par notre DRAC lui-même, ce dernier vient de nous annoncer que les crédits prévus pour la programmation 2006 pour le secteur patrimoine seront de 1,75 millions d'euros contre 4,8 millions en 2005 !

La région Midi-Pyrénées disposera de seulement 146 984 euros  de l'Etat pour traiter les 43 chantiers prévus en objets mobiliers. Et encore cette promesse de subvention reste, à l'heure actuelle, lettre morte puisque la programmation 2006 a déjà été refusée à 2 reprises par le Trésorier Payeur Général de notre région.
 Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer qu'une profession jusque là en plein essor, composée presque exclusivement de jeunes diplômés et d'artisans d'art, connaisse aujourd'hui de telles difficultés économiques ? Il semble qu'ici, comme dans de nombreux autres secteurs, l'Etat ait choisi de se désengager sans autre forme de concertation. Après une politique volontariste de formation puis de décentralisation l'Etat abandonne les acteurs du patrimoine sans aucune politique de substitution. Les différents partenaires (associations, communes, départements, région) voient l'ensemble des chantiers programmés à la restauration bloqués faute de subventions. Pour la seule région Midi-Pyrénées, c'est près de 450 000 euros de travaux prévus qui restent en suspens.
 L'Etat semble privilégier de plus en plus les grands travaux (type Musée du quai Branly) au détriment d'actions plus locales. C'est pourquoi nous pensons qu'il est temps d'imaginer une autre politique et certainement d'autres partenariats pour le patrimoine mobilier. L'instabilité des crédits d'Etat (le budget alloué au patrimoine mobilier pour notre région est passé de  395 000 euros en 1999 à 146 984 euros en 2006), les lenteurs administratives et les reports d'attributions de plus en plus fréquents mettent en péril à la fois la conservation  de notre patrimoine et l'activité économique de nos entreprises. Car dans un secteur de plus en plus concurrentiel c'est non seulement de jeunes entreprises qui sont en danger mais aussi de nombreux emplois indirects qui sont menacés. D'une année sur l'autre l'amplitude des variations des crédits d'Etat est telle que les ateliers, même lors des années fastes, sont dans l'incapacité d'embaucher faute de lisibilité à long terme.

Publié par ACRMP à 16:16:59 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

L'Association | 10 septembre 2006

L'ACRMP, association des Conservateurs-Restaurateurs de Midi-Pyrénées, a vu le jour le 6 janvier 2006. Elle a pour but de mettre en valeur, préserver, promouvoir, animer et défendre la conservation et la restauration du patrimoine dans notre région. Ses membres sont des professionnels de la conservation-restauration et des métiers d'art qui travaillent en Midi-Pyrénées et adhèrent aux codes déontologiques en vigueur (Charte de Venise en 1964, Texte de l'ICOM-CC à Copenhague en 1984, Code de déontologie d'ECCO en 1993).
En conséquence ils cherchent à répondre aux critères suivants :
-         rigueur dans la méthode de  travail
-         expérience professionnelle dans la spécialité  choisie,
-         capacité à proposer des traitements, à justifier des méthodes, protocoles et produits utilisés,
-         qualités techniques et esthétiques des prestations,
-         qualité, clarté et pertinence de la documentation.
Elle compte à ce jour 32 membres et regroupe 24 ateliers en activité repartis sur tout le territoire de Midi-Pyrénées (voir carte d'implantation).
Elle compte également de nombreux membres associés ou partenaires qui, professionnellement ou non, ont un lien avec le patrimoine (historiens d'art, universitaires, conservateurs de musées...)

Publié par ACRMP à 10:44:12 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (2) |

Les membres | 10 septembre 2006

Les membres sont majoritairement issus de formations reconnues par l'Etat (23 membres). Ces formations, au nombre de quatre, durent aujourd'hui cinq ans et sont extrêmement sélectives. Plus de quinze disciplines sont concernées et le cursus est sanctionné par un diplôme d'état, reconnu par la loi musée de 2001 et donnant droit à une équivalence licence ou maîtrise (niveau II).Les autres membres sont soit diplômés de formations reconnues mais dans des secteurs de la restauration ignorés (par exemple la restauration des cadres et dorures), soit diplômés de formations non reconnues par la loi musée.

- Les secteurs d'activités:                                                                                                                                                                 Les ateliers de l'ACRMP exercent dans huit domaines différents en fonction des objets à traiter : neuf d'entre eux travaillent dans le domaine de la peinture de chevalet, cinq en peinture murale, deux en sculpture, deux en art graphique, deux en mobilier, deux en dorure, un en archéologie, et un en textile.                                                                                                                               

- Statuts des professionnels de la conservation-restauration: 


Les conservateurs restaurateurs du patrimoine n'ont à ce jour aucun statut juridique particulier. A l'inverse de professions protégées, n'importe qui peut s'installer et revendiquer le titre de restaurateur sans qu'il lui soit exigé de diplôme particulier. A l'exception du domaine de l'archéologie, la fonction publique (musées, DRAC ...) n'a pas prévu de poste pour les restaurateurs. Les professionnels sont dès lors installés en tant que travailleurs indépendants sous divers statuts (artisan, profession libérale, SARL ...).

Publié par ACRMP à 10:41:13 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (3) |