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Dix membres de l'ACRMP ont assisté à cette journée : Marianne Brunet, Guy Causse, Olivier Clérin, Monique Drieux, Gwendalys Leriche, Nadège François, Sophie Nicolas, Jean-Michel Parrot, Jean-Marc Stouffs, Françoise Tollon.
Protocole = cadre institutionnel, convention avec l'Ariège, le Lot, le Tarn et le Tarn-et-Garonne.
Il s'agit de : Connaître le patrimoine, le valoriser et inciter à sa conservationAssocier les acteurs économiques
Emettre des projets en intégrant le patrimoine.
Dans le cadre des territoires, le petit patrimoine est présent mais il manque de méthode pour mettre ce patrimoine en projet.
Ce protocole de trois ans se termine fin 2007.
- 4 équipes pluridisciplinaires
- 30 emplois crées
- 15 personnes mises à disposition
- plus de 300 communes étudiées.
- 1 070 ouvrages sur le patrimoine bâti
Tous les CAUE réfléchissent sur la problématique de l'intégration du patrimoine dans le développement de l'urbanisme, et sur l'incitation à la conservation, la transmission des savoir-faire (qualité des restaurations, pérennité des entreprises).
Le Service Régional de l'Inventaire a été l'objet de l'expérimentation qui préfigure la décentralisation.
Ce transfert a redonné un sens au travail de l'inventaire, une échéance, des objectifs... Il a fixé notamment les projets de publication et de numérisation ; il a permis un travail en liaison avec le terrain.
Il reconnaît d'emblée son manque de compétence pour le sujet « formation », étant là en remplacement de Mme IBORRA, indisponible.
Il explique le phénomène « nouveau » des problèmes de la formation liée au patrimoine.
Il présente rapidement le modérateur du cabinet Héméra Consultants et les 4 intervenants qui auront 10 minutes chacun pour présenter leurs actions et projets.
1° intervenant: Mr Pierre Fernandez, directeur Ecole Nat.Sup.d'Architecture de Toulouse.
Sous tutelle DAPA, l'Ecole travaille dans la formation et la recherche.
2 cursus : LMD et HMONP.
- Formation continue :Centre Interprofessionnel de Formation Continue de l'Architecture
Pôle Régional, avec le CAUE 32 pour le bâti ancien.
- 6 formations de recherche dont 2 liées au patrimoine.Un axe dans le cursus : PATRIMOINE METAMORPHOSES
Production Ville et Patrimoine
Archéologie du patrimoine bâti
Filières doctorales : TESC (Univ.Mirail) MEGEP ( matériaux, Univ.P.Sabathier)
- Coopération, Expertises :
POPSU, Observatoire
Région Midi-Pyrénées
Brésil : centres urbains, revitalisation des centres anciens
Viet-Nam : projet urbain, développement durable.
- Evolution de la problématique :De la conservation à la revitalisation
Pratiques pluridisciplinaires
Interactions avec le développement durable
Transversalité des Ateliers du Patrimoine.
2° intervenant : Mr Jean-Louis Paulet, directeur du CAUE du Gers.
Résume son travail de Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement, son partenariat avec la Région Midi-Pyrénées.
Il parle des divers manques constatés dans ces domaines-là, du rôle de l'insertion sociale et professionnelle dans le bâti.
« Apprendre à travailler dans le patrimoine, c'est apprendre un regard »
Titre homologué par l'Etat, niveau V. Concerne essentiellement le gros œuvre.
Collaboration étroite entre des artisans de haut niveau et des apprenants stagiaires demandeurs d'emploi. Echanges avec les ABF et ACMH. Apprentissage professionnel : insertion par les stages en entreprises. Chantiers-école sur monuments classés ou inscrits, entre autres.
3° intervenant : Mr Claude Lascurettes, AFPA de Tarbes, formateur charpentier-couvreur.
Présentation d'un chantier formation sur la valorisation et la transmission des savoir-faire liés au bâti pyrénéen, ici la « couverture en ardoise au clou », village d'Artalens-Souin.
Contexte :
- Déficit du secteur :Population vieillissante, attractivité faible du métier.
- Spécificités locales :
Tissus d'entreprises, évolution du marché de la restauration, identité forte du bâti.
- Besoins :
Partenariat CAPEB (Confédération Artisanale des Petites Entreprises du Bâtiment )
Main-d'œuvre qualifiée en « ardoise au clou ».
- Objectifs :
Réalisations selon différentes techniques.
- Publics :
Demandeurs d'emploi, même sans expérience, même des femmes.
- Durée :
9 semaines « certifiantes » en centre, 9 semaines « chantier patrimoine », 3 semaines en entreprise.
Total 5 mois environ. Au départ 18 candidats, 13 ont commencé la formation, 10 l'ont fini.
4° intervenant: Mr Jean-Louis Lacout, professeur à l'Institut National Polytechnique à Toulouse.
A fait le constat qu'il n'y avait pas de recherches ou d'applications directes entre les restaurateurs et la DRAC ou la Région.
Il y a pourtant en Midi-Pyrénées des laboratoires universitaires divers, des chercheurs, et du matériel.
Il a donc créé le « Groupe Patrimoine » :
- Actions pour les restaurateurs :Microscope Electronique à Balayage pour analyser entre autres des pigments de fresques.
Réflectographie infrarouge pour les liants, etc...
Les besoins des restaurateurs sont surtout les analyses des matériaux.
Travail sur un projet du Tympan de Conques pour étudier l'état sanitaire, la polychromie, les pigments avec leurs origines géographiques, pour procéder à une illumination touristique de nuit, comme cela se fait sur quelques autres monuments majeurs.
Partenaires de l'INP : DRAC, Région, Mairie de Toulouse.
Mr Bedel, Aveyron : s'occupe de tout ce qui tourne autour du patrimoine, en particulier l'aspect touristique et surtout la langue occitane. Il s'exprime en mélangeant le français et le patois, nous fait le guide touristique de sa région.
Mme Migeon, dir. Ecole Européenne de l'Art et des Matières. 81. Rabastens. :
Présente sa formation de « mosaiste-assistant restaurateur » (?)
Résume quelques points du contenu concernant les sols, murs ... ; Public : demandeurs d'emploi de tous horizons, tous niveaux.
Travaille aussi sur le patrimoine « contemporain »
Répond à Mr Bénéteau qui disait lors de l'ouverture de cet Atelier 1 que les problèmes liés à la formation dans le patrimoine étaient un phénomène nouveau.
Guy Causse, 40 ans de travail du bois, dont 33 ans de travail à l'ancienne et restauration de mobilier, dont 12 ans dans la formation et le patrimoine bâti, en menuiserie ancienne, explique connaître depuis très longtemps les problèmes de manque de main d'œuvre liés à la formation dans le patrimoine.
Il cite la Charte Européenne de l'Architecture de 1975 et le Symposium Européen de Paris de 1996 sur les formation du patrimoine, auquel il a assisté (Mr Paulet , ici présent y intervenait),
recommandant les actions indispensables à la sauvegarde des savoir-faire et des métiers en voie de disparition.Depuis plus de 30 ans à son compte, Mr Causse côtoie beaucoup d'entreprises, d'artisans, qui
comme lui, ne trouvent pas la main-d'œuvre qualifiée ou « à qualifier » avec l'esprit patrimoine.
Lors de la réunion sur les formations au patrimoine bâti de Février 2005, ici au Conseil Régional, il avait été annoncé une ré-invitation en Juin 2005 des mêmes personnes pour leur présenter le bilan de Février et les actions pouvant commencer à démarrer à l'automne 2005.
Il faudrait savoir de quoi l'on parle... On entend toujours de beaux discours, de belles paroles mais rien de concret. La situation est très grave.
Les formations au patrimoine sont des formations spécialisées qui doivent succéder à des formations aux métiers de base.
Les gens ne sont pas formés correctement, leurs acquis ne correspondent pas aux besoins, chartes et référentiels des diplômes.
Mr Causse signale une demande croissante des ABF, ACMH, clients privés. Les emplois ne peuvent exister qu'après des formations sérieuses et adéquates. Parmi les 4 dernières personnes passées dans son entreprise, pour se perfectionner dans le patrimoine, 3 avaient plusieurs CAP et BTM, ou BMA (niv.IV). Aucun n'avait les bases nécessaires au travail artisanal du bois. Le dernier, avec un BMA ébéniste, pour préparer un BTMS restauration de meubles en 2 ans (niv.III en partenariat avec le Centre des Monuments Nationaux) est parti au bout de 5 semaines...
Les stages SEMA, agréés par l'Etat, étaient une bonne formule pour le perfectionnement en entreprise des métiers en voie de disparition. L'Etat a arrêté fin 2006 et souhaitait depuis un certain temps que les Régions prennent le relais (éventuellement sous une forme différente que chaque Région adapterait à sa guise).
D'après Mr Causse, seule l'Alsace aurait à ce jour pris le relais...
Que compte faire la Région à ce sujet ?
Mr X, demande s'il ne faudrait pas se poser la question : qui forme-t-on aux métiers du patrimoine, faut-il vraiment faire de l'insertion avec le patrimoine ?
N'y a-t-il pas d'autres catégories de personnes plus aptes à ces formations ?
Mr Sarrat, Fédération Française du Bâti en Midi-Pyrénées: rappelle tous les efforts et tout le travail accompli par la Région.
Mr X, voit que l'on parle surtout du bâti, que l'on oublie tout le reste, en particulier la recherche.
Président de séance : Hélène BRETON, Vice-Présidente de la Région Midi-Pyrénées, pour la mise en oeuvre et la coordination des politiques et actions régionales dans le secteur de la culture, du patrimoine, de l'audiovosuel et de l'identité régionale.
Ont assisté pour l'ACRMP à l'atelier n°2 : Olivier Clérin, Jean-Michel Parrot, Françoise Tollon.
Il s'agit d'un projet concernant le patrimoine bâti de la ville de Toulouse. Il réunit les Archives Municipales, le service de l'urbanisme, les institutions culturelles, le SRI, le SRA et les MH. Il vise la mise en ligne d'un maximum d'informations sur le patrimoine bâti et l'urbanisme de la ville de Toulouse. Ce projet a reçu 300 000 euros sur trois ans de la Région. Il consiste en une analyse de terrain, une cartographie historique et la création d'un outil de travail pour la mise en ligne.
- Nathalie Poux, Service du Patrimoine de la ville de Figeac : patrimoine et création.Ce projet pose la question de savoir si seuls les professionnels du patrimoine sont détenteurs d'un savoir sur ce dernier. C'est pourquoi il a voulu privilégier l'approche du patrimoine par des artistes. Cela participe d'une politique d'élargissement du public sans toutefois tomber dans l'anecdotique et la mascarade. Les intervenants sont des peintres, des conteurs, des troupes de théâtre, des photographes... avec toujours comme objectif de leur création une relation avec le patrimoine qui les reçoit. Le public de ce genre de manifestation est composé pour moitié de touristes, pour moitié d'autochtones qui revisitent ainsi leur patrimoine.
- M. SURRE-GARCIA Patrimoine bâti et patrimoine immatérielDébat avec la salle
Chercheuse au CNRS : on ne parle que de patrimoine bâti. Quid de l'archéologie, notamment en préhistoire ? Réponse de Mme Breton : la Région est engagée dans un pôle archéologie.
« Patrimoine en piémont Pyrénéen » : la Région lui a confié une mission d'inventaire mais la subvention n'a toujours pas été versée. Réponse de Mme Breton : il y a eu des retards mais cela va arriver
Robert Sablayrolles, professeur en Histoire de l'art : il rappelle que la Région finance un guide touristique sur l'archéologie en Midi-Pyrénées.
Le discours sur le patrimoine est intéressant s'il n'est pas définitif, s'il pose des questions. Il faut éviter, à propos du patrimoine, le discours identitaire. Au contraire, celui-ci doit amener la réflexion sur ce qui est étranger.
François Bordes, Directeur des Archives Municipales : le problème de l'usage du patrimoine peut choquer mais doit-on sacraliser le patrimoine? Doit-on se borner simplement à restaurer le patrimoine selon les normes Monument Historique et point final ?
Conseil Général de l'Ariège : Art contemporain et le patrimoine font bon ménage. Il y a effectivement un problème de l'usage en rapport avec la création éphémère. Or, tant que la création est éphémère, le patrimoine n'en souffre pas. Cela dit, éphémère oui mais pas guignol.
Olivier Clérin, restaurateur de peinture de chevalet, membre de l'ACRMP : que compte faire la Région face à la chute des crédits de la DRAC qui met ateliers et patrimoine en danger ? Réponse de Mme Breton : ce n'est pas le sujet du jour et de l'atelier. La région doit formaliser un fond paritaire avec la DRAC.
? : On parle du patrimoine (bâti) comme s'il était vide. Pourtant, il y a des objets à l'intérieur du bâti et il convient d'en prendre soin.
Il a été plusieurs fois évoqué la divulgation, les bases de données, le patrimoine et la création, la difficulté de rassembler les informations venant de diverses institutions. Réponse de Mme Breton : la problématique de la mise en réseau des acteurs du patrimoine est la problématique de la culture, et elle est très importante.
- Monsieur ? pour les Pyrénées-Atlantiques et la mise en valeur des vallées du Louron et Aure, a repris avec inquiétude et interrogation le terme d'inventaire allégé.
- Monsieur le maire de Decazeville au sujet du patrimoine industriel et de sa sauvegarde difficile. Il pose le problème du faible nombre de volontaires pour la formation maçonnerie pour la restauration car les salaires sont fort peu encourageants.
- Charles Schaettel, conseiller Musées à la DRAC demande que la Région soit le chef de file pour centraliser toutes ces demandes d'acteurs aussi variés que ceux présents dans cette salle. Pour lui la Région doit identifier les contours du patrimoine dans le futur. Bon gré mal gré, la Région hérite des missions de l'Etat, par exemple en matière de contrôle scientifique...
La séance s'est déroulée sous la houlette de M Jean Lafond-Grellety, du cabinet Objectif Patrimoine, et sous la présidence de :
* Mme Breton, vice présidente, mise en œuvre et la coordination des politiques et actions régionales dans le secteur de la culture, du patrimoine, de l'audiovisuel et de l'identité régionale.* M. Guilhaumon, vice président, mise en œuvre et la coordination des politiques et actions régionales dans le secteur du tourisme, des stations classées et des équipements
de loisirs.
* M. Vall, conseiller, président de la commission Culture et Patrimoine
* M. Bénéteau, vice-président , président recherche, enseignement supérieur
Comptes rendus des 4 ateliers, présentés par les représentants des cabinets d'audit (Espitalié, Objectif Patrimoine et Héméra) et des CAUE et sous la présidence des 4 personnes citées ci dessus
- formation des élus
- la formation doit concerner l'ensemble des métiers du patrimoine
- dispositifs autour de chantiers-écoles
- les niveaux initiaux sont élevés
- aide à la collaboration des structures de recherches et des intervenants, y compris au niveau européen
- recherche dans le patrimoine culturel, y compris publications
- le financement des dispositifs de formation est à revoir
- Nombreux secteurs sont délaissés : archéologie, musées, préhistoire, objets mobilier
- Le patrimoine = connaissance, formation, facteur dynamisant du milieu rural, lien avec l'éducation
- Positionnement de la région sur le patrimoine archéologique et les biens culturels
- partenariat public privé recherché, avec la région comme médiateur
- le secteur public est un appui au maître d'ouvrage
- notion de qualité : charte de qualité = reconnaissance des savoir-faire existants
- comment les identifier ? comment aider à leur reconnaissance ? comment développer leur activité ? favoriser les emplois qualifiés ; revaloriser l'image des métiers.
- notion de terroir pour le patrimoine bâti
- la « transversalité » des notions terroir, tourisme et artisanat
- questionnement sur le mécénat (public et privé)
Le patrimoine = grande diversité technique et historique ; les acteurs = « complices de l'innovation »
Propositions au CR :
- création d'une ligne budgétaire « patrimoine »
- quel niveau de connaissance entre les Pays et les documents d'urbanisme : Drac ?
- favoriser les échanges entre les interlocuteurs
- enjeux importants avec risques d'interventions radicales sensibilisation des maîtres d'ouvrage.- Questionnement par les associations : de qui obtient-on des informations ?
Ensuite, M. Jean-François Auby, cabinet « Auby conseil », condense les idées et donne ce qui pourraient être les axes de la politique patrimoniale de la Région
Rappel sur la loi 2004 : la décentralisation engendre des inquiétudes : on mesure la diversité des collectivités territoriales et de leurs projets.
Le patrimoine reste un objet indéfini.
L'intervention publique n'est pas obligatoire, et les interventions privées avec des partenariats d'entreprises se mettent en place.
La décentralisation est donc partielle, avec comme points principaux : la connaissance, la conservation, la protection, la valorisation.
Ex : l'Inventaire : l'Etat garde les compétences pour la protection, mais le transfert est effectif pour la valorisation. La décentralisation ne porte donc pas sur les aspects réglementaires (dont la protection), ni sur un transfert de compétences.
En bref, la région n'a pas de contrainte, et la capacité d'appréhension de la politique patrimoniale est variable d'une région à l'autre. La démarche de la région sera globale : le mariage du patrimoine et du développement.
Elle refuse pour l'instant les compétences de la conservation-restauration.
En Midi-Pyrénées, la démarche est exemplaire :
- Pré-choix : patrimoine et développement ; la politique patrimoniale sera présentée aux Journées du Patrimoine en 09/2007 ;
- Nécessité de faire des choix : quel volume financier ? quelle répartition ? selon quels thèmes ? Quels partenariats ?
L'axe prioritaire de la Région sera la valorisation
Le patrimoine est considéré comme un actif collectif, supposant une identification (connaissance, conservation) et, pour la conservation, un partenariat Etat, collectivités, privés...
Les outils dont disposera la Région seront :
- l'intervention financière
- les soutiens : observatoire, assistance...
Les outils découleront :
- d'une évaluation selon des mécanismes indicateurs
- d'un délai, d'un mandat, d'un programme
- du bilan d'une politique.
1/ Pascal Julien (université du Mirail) : rappelle que les recherches universitaires sont une force d'appui au service de la Région, qu'elles sont un relais entre les collectivités territoriales et l'inventaire, notamment à partir des recherches des étudiants.
2/ JP Azémat : propose la création d'un site Internet pour l'inventaire des compétences
3/ ? : les universitaires sont surtout dans les commissions d'art et d'histoire, mais peu présents sur le terrain, si l'on considère par exemple l'étude des textes occitans, réalisées par des chercheurs écossais ou italiens et non de Toulouse-Mirail.
Pascal Julien rappelle le principe des bourses Erasmus et des échanges aux plans européen et international.
4/ Laurent Sevègnes (service archéologique DRAC) ; aujourd'hui un seul service de la Drac- l'inventaire- a été décentralisé ; qu'en sera-t-il des autres : ethno, MH, archéologie ?
Réponse floue d'Objectif Patrimoine, rappelant que la région n'a aucune obligation aujourd'hui.
5/ Jean-Marc Stouffs interpelle la salle pour demander où est l'Etat que l'on cite tant ? Un maître d'ouvrage est aujourd'hui livré à lui même : à qui fait-il appel ? Il rappelle ainsi qu'en dépit des discours, les lacunes existent et sont graves.6/ Mme Breton précise que la région n'a pas les compétences en son sein. Aujourd'hui, l'Etat garde fermement le contrôle scientifique et les budgets qui sont les siens.
7/ Mr Bénéteau rappelle que le développement économique suppose un champ de compétences identifié
5/ Mr Vall évoque la loi 2004, et le flou laissé autour des compétences. La région a une politique volontariste mais n'a pas les compétences.
6/ Mr ?, Membre du CA du Parc des causses du Quercy : il existe aujourd'hui la possibilité de présenter des dossiers pour devenir un Pôle d'Excellence Rurale. L'Etat a donné son accord, mais les financements n'ont pas suivi dans la totalité, et il a fallu se débrouiller seuls.7/ Mr Guilhaumon : la loi de décentralisation de 1982 a permis le développement économique, social et culturel des régions, et les compétences sont bien définies :
- la connaissance : Etat et secteur privé (univ, Cnrs, écoles, PME...)
- conservation : compétences partagées avec l'Etat
- valorisation : compétences régionales
- recherche : pas spécifiquement régionale.
Les appels d'offre de la région demandent la présence de partenaires privés (PME), et il y a donc nécessité à définir un sujet précis, voire pointu. Il y a d'autre part un budget pour les sciences humaines et sociales (ex des inventaires).
Pour la conservation, le partenariat avec l'Etat existe, avec transfert de technologies et croisement de compétences.
8/ Bertrand Defois (Grotte du Pech Merle) : il faut cependant une cohérence et une adéquation entre les aides publiques ; or tous les partenaires n'ont pas les mêmes critères.
9/ JM Stouffs : mais il existe des laboratoires et la région doit avoir une action dans la recherche ; les compétences doivent être fédérées.
10/ Mr Bénéteau : oui pour fédérer les compétences en contact, avec par exemple les pôles de recherche de l'enseignement supérieur.
11/ Mme Breton : le patrimoine rural non protégé relève de la compétence du département, avec l'établissement impératif d'un projet.12/ Mr Lapart (CAOA du Gers) : le malaise existant vient du désengagement de l'Etat et le manque de prospective. Qui contrôle les dossiers ?
13/ Mr Attané ? (président CG de l'Ariège) : en Ariège, la valorisation existe avec 2 services distincts au département. Deux domaines restent à définir :
- liens avec les étudiants et écoles d'architecture
- lien avec la conservation : c'est du domaine de l'Etat, mais il n'y a plus d'argent, ce qui nous amène à rechercher de nombreux partenaires. Ainsi, à Vals, pour la restauration des peintures avec JM Stouffs, il y a 6 partenaires en financement croisé !!
14/ Mr le Directeur de l'Ecole d'Archi de Toulouse : les débats évoluent vers un risque de malentendu. Nous comprenons le malaise des métiers du Patrimoine, mais ces journées ne devraient pas être une tribune. Le fondement est bel et bien la valorisation et le développement économique.
15/ JM Stouffs : il ne peut y avoir de valorisation sans restauration ni conservation, sans lesquelles un bien ne vaut rien !
16/ Malika Boudellal : mais quelle est la place du patrimoine ? pourquoi parler de patrimoine régional alors qu'on est encore régi par l'Etat ? (pas de décrets d'application)
Il faut étudier comment s'est constituée la politique patrimoniale de l'Etat et se poser la question de savoir ce que représente le patrimoine pour une région ?
17/ Olivier Reye ? (Pays du Couserans) : nous avons répondu à un appel d'offre européen sur une démarche de qualité pour le patrimoine, avec toute la lourdeur du procédé. Mais la première question que nous nous sommes posée : quelle dynamique locale à propos d'un patrimoine ?
18/ Mr Vals : souhaite rendre « hommage aux combattants locaux », à tous ceux sur le terrain qui oeuvrent pour ce patrimoine. La région ne pourra accompagner que les projets qui entrent dans les compétences de la région. (sic)2008 sera l'année de la Culture. Le montage des dossiers est très lourd et la région a dû rendre 25 millions d'euros à l'Europe, faute d'avoir pu monter les projets au niveau des territoires. Actuellement, il y a 22 projets de pôle d'excellence rurale (PER), recevant chacun 700 000 à 800 000 euros.
19/ Mr Lacoute (chimiste) : il faut exploiter aussi les pôles de compétitivité.
20/ Guy Alshell de Toulza (prof aux Beaux Arts et conservateur du musée de Rabastens) : le président Malvy a démontré aujourd'hui une ambition, mais la région ne doit-elle pas aller plus loin et prendre elle-même l'initiative d'une vraie politique du patrimoine ? Les exemples ne manquent pas chez nos voisins européens (Barcelone, Toscane...), avec des politiques culturelles très dynamiques.
Après avoir remercié tous les intervenants et les participants, Mme Breton se félicite de ces journées, qui ont eu le mérite de soulever des points que la région doit aujourd'hui étudier. La question primordiale est de savoir si la région doit être stratège, et si elle doit récupérer les lois et les compétences ?
Publié par ACRMP à 19:26:35 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
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