• Drac Anatomy ! Episode 5

    Résumé des épisodes précédents.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>La ville de Figeac, s'étant décidée à poursuivre son chantier au Collège Champollion, délègue à la DRAC Midi-Pyrénées le lancement d'un marché public concernant la restauration du Grand Salon classé Monuments Historiques.  Ledit appel d'offre est publié le 27 février 2008. Outres les travaux portant sur la maçonnerie et les menuiseries, le lot 3 stipulait «lot peinture murale». Après lecture de l'acte à candidature qui spécifiait, entre autre, que le critère du prix serait largement prépondérant (70% de la note finale), l'ACRMP décidait d'écrire à la DRAC Midi-Pyrénées (épisode 1).
    Ne recevant toujours aucune réponse de la part de la DRAC au 27 mars, l'ACRMP concoctait un nouveau courrier, cette fois adressé à M. le président de Région, avec copie à Mme le maire de Figeac, M. Le Président du Conseil Général du Lot et M. Conservateur des Antiquités et Objets d'Arts du Lot, dans l'espoir d'obtenir un retour... (épisode 2).
    Avril ne s'était pas découvert d'un fil : aucune réponse aux courriers n'était venue annoncer un printemps... Le 21 de ce mois, l'ACRMP s'était décidée à contacter, en dernier recours, Mme la Sous-Directrice des Monuments Historiques, à Paris... (épisode 3).
    Une petite révolution est arrivée début mai, en date du 5 exactement : une réponse de la part du Conseil Régional Midi-Pyrénées ! (épisode 4)
    Révolution, c'était un peu vite dit... Rien de plus ne se passait, jusqu'au jour où... une réponse de la DRAC est arrivée, peu après le début de l'été. C'était le 26 juin, plus de trois mois après le courrier initial mais... tout arrive pour qui sait attendre...
    <o:p></o:p> Toulouse, le 26 juin 2008
    <o:p> </o:p>Madame, Monsieur,
    <o:p> </o:p>Par lettre du 11 mars 2008, vous avez souhaité attirer mon attention sur la consultation en cours pour la restauration et la mise en valeur du grand salon du collège Champollion de Figeac, classé MH.
    La procédure d'attribution, dite « adaptée », lancée par la CRMH, appelle de la part de votre association plusieurs observations, auxquelles je souhaite apporter des éléments de réponse.
    <o:p> </o:p>Pour ce qui est du lot « peinture murale », il est vrai que l'appellation était générique mais les précisions apportées dans le descriptif étaient suffisamment explicites pour avoir suscité la candidature d'ateliers spécialisés en peinture sur chevalet.
    <o:p> </o:p>Il est demandé aux candidats de fournir des références de chantiers similaires de moins de 3 ans, et ce en l'absence de qualification type « qualibat » pour ce corps de métier. Les justifications à produire quant aux qualités du candidat (capacité professionnelle et techniques) évoquées dans l'appel à concurrence ne sont pas en effet demandées de manière suffisamment explicites dans ce document publié à partir d'un cadre type du BOAMP (bulletin officiel des marchés publics).
    <o:p> </o:p>Je considère cependant que ces critères sont effectivement de première importance, et je veillerai à ce que les prochaines consultations soient plus détaillées sur ce point.
    <o:p> </o:p>Si la formation du restaurateur est l'un des critères d'appréciation d'une entreprise, je rappelle toutefois que, à ce jour, seules les interventions menées dans le cadre des institutions qui ont le label « musées de France », doivent être confiées à des professionnels remplissant des conditions de formation édictées par la circulaire 2002/021 du 24 décembre 2002.
    <o:p> </o:p>Bien que cela soit en projet, la législation sur les monuments historiques ne contient pas à ce jour de disposition similaire. L'évaluation de la qualité de l'entreprise ne peut donc pas être fondée sur sa seule qualification, ce qui serait juridiquement irrecevable, mais aussi sur son expérience professionnelle (appuyée par des attestations de maîtres d'œuvre).
    <o:p> </o:p>La législation n'a donc pas encore pris acte des pratiques actuelles de la restauration. Nos objectifs constants sont pourtant de tout mettre en œuvre pour concilier la qualité de l'intervention, le respect de la déontologie et les règles de l'achat public. L'une de celles-ci, et des plus fondamentales, est celle de la budgétisation préalable, qui donne sa limite financière à l'opération, ce qui explique l'importance donnée au critère financier dans le jugement des offres.
    <o:p> </o:p>Nous sommes, cela dit, parfaitement conscients de la difficulté d'intégrer les prestations de restauration sur des biens de type peintures murales, tableaux, polychromie, etc. dans un chantier à de multiples lots, conçu par un maître d'œuvre unique. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons souhaité que le descriptif des travaux à mener sur les tableaux et panneaux peints soit issu d'études préalables confiées à deux ateliers spécialisés.
    <o:p> </o:p>Au-delà de cet exemple, il est évident qu'il convient de réfléchir au rôle et aux responsabilités des maîtres d'ouvrage et d'œuvre afin que soient conduits des chantiers qui répondent aux objectifs de tous dans le respect, encore une fois, de la légalité sur les marchés publics.
    <o:p> </o:p>Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.

    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :