• LES ATELIERS DU PATRIMOINE - 3ème session

    24 septembre 2008
    Conseil Régional de Midi-Pyrénées


    Ouverture des Ateliers par M. Martin Malvy, Président de Région Midi-Pyrénées
     

    M. Malvy remercie l'assemblée, nombreuse, d'être venue participer à cette  troisième session des Ateliers, qui constituent un rendez-vous du patrimoine. Le succès semble tel que ce rassemblement pourrait devenir annuel.

    En créant l'Association Nationale des Villes et Pays d'Art et d'Histoire (dont M. Malvy est le Président), il y a eu la volonté de créer un réseau, où l'on a pu constater un engagement et les efforts des élus. Un guide sera publié chez Gallimard dans quelques mois.

    Midi-Pyrénées est vaste et en reprenant l'inventaire, la Région n'a pas voulu perpétuer la méthode pratiquée jusque là par ce service, méthode pertinente mais ... patiente à tout le moins. L'Inventaire, devenu service Connaissance du patrimoine au sein de la Région a été renforcé par plus de personnel, notamment en vue de la numérisation des œuvres de Midi-Pyrénées sur 10 ans. Il s'agit d'une démarche économico touristico culturelle. En novembre-décembre sera mis en place un portail patrimoine, fort déjà de 50 000 images.

    Une réflexion doit être menée sur le développement à travers le patrimoine qui doit en être un levier. Pour cela, la Région a cherché des partenaires : les Conseils Généraux. Sept départements sur les huit ont accepté de passer une convention en ce sens, pour faire des actions communes.

    Enfin, un partenariat Etat-Région pour les objets mobiliers a été signé en avril pour soutenir une profession mal en point[1].

    La Région intervient sur les grands sites et les équipements. Par exemple, un projet, via un syndicat mixte, est mis en place pour Rocamadour, de 20 à 35 M€ sur 10/15 ans (problèmes d'accès, piétionisation...). L'effort est également porté sur les musées (Toulouse-Lautrec, Rodez...), les pôles archéologiques ainsi que l'ORP (Observatoire Régional du Patrimoine).

    Depuis les ateliers précédents, l'accent a été mis sur la restauration des façades et la valorisation des chœurs de village.

    La situation actuelle concernant les Monuments est catastrophique et ce n'est pas terminé. Pourtant, le patrimoine, comme la Culture, fait partie intégrante du développement économique.

    Il faut défendre la politique de Malraux qui est LE moyen de...

    L'ANVPAH et les collectivités territoriales ont à se mobiliser pour le patrimoine car il y a encore des résistances pour consacrer des moyens à la conservation du patrimoine et faire de celle-ci une priorité.

     

    Monsieur Jean Rouger, maire de Saintes et vice président de l'Association Nationale Villes et Pays d'Art et d'Histoire.
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    L'association regroupe aujourd'hui 130 villes et territoires ; elle permet entre autres un partage des questionnements et expériences en matière de patrimoine à travers les points suivants :

    -         mettre en réseau les compétences de tous les acteurs du patrimoine, élus et techniciens

    -         développer la connaissance mutuelle et les échanges entre villes et territoires

    -         contribuer à la définition d'une économie d'ensemble d'une ville avec son patrimoine

    -         accompagner les villes et territoires dans la mise en oeuvre de leur politique patrimoniale

    -         mobiliser les acteurs autour de la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine en restructurant le dialogue au niveau national.

    L'ANVPAH travaille avec plusieurs ministères, le Sénat, l'Assemblée nationale...

    Un projet pilote a vu le jour avec la région Midi-Pyrénées, sous forme d'une convention triennale.

    -         renouvellement urbain par la qualification des interlocuteurs

    -         renforcement de la politique des villes et territoires d'art et histoire

    -         moyens pour renforcer les potentialités des villes et territoires d'art et histoire

    -         développement des outils de connaissance.

    Finalement, l'importance de la mise en réseau est soulignée : il s'agit de faire se rencontrer élus, professionnels, « scientifiques de tous poils », en vue d'une alliance patrimoine, culture et activité économique.<o:p> </o:p>

    A la fin de l'allocution de M. Rouger, M. Malvy rappelle la volonté de développer la politique patrimoniale sur les grands sites et de les faire communiquer ; par exemple, à Gavarnie, on pourrait faire de la publicité pour Rocamadour et vice-versa.

    Monsieur Dominique Paillarse, Directeur Régional des Affaires Culturelles en Midi-Pyrénées.
    <o:p> </o:p>

    Monsieur Paillarse salue ce troisième rendez-vous ainsi que la détermination de la Région en matière de patrimoine.
    Michel Clément envoie un message d'amitié en soulignant l'attention qu'il porte à ces ateliers, où il est représenté par M. Dominique Masson.

    Ces derniers temps, bien des choses bougent au niveau de la Culture.

    M.Paillarse se réjouit de la RGPP en cours au ministère de la culture :

    Ces trois dernières années, la DAPA a sorti 15 textes réglementaires après un travail de fond exceptionnel, et qui permettent une mise a jour, une simplification  et une mise en cohérence des textes existants.

    La RGPP a conduit à une réduction du nombre de directions d'administration centrale, avec maintenant une Direction Générale du Patrimoine.

    M.Paillarse confirme que les DRAC, dont l'action a été plébiscitée, seront maintenues auprès des préfets de région et que les SDAP seront intégrés aux DRAC et non plus sous l'autorité des préfets de département.

    Des sommes sont réservées pour la mise en valeur des sites archéologiques et les musées. Quant aux objets mobiliers, leur économie est particulièrement fragile.

    Deux textes à venir : celui sur  l'assistance à maîtrise d'ouvrage et celui sur le contrôle scientifique et technique. (Nous sommes dans une phase de transition pour ce qui concerne la restitution de la maîtrise d'ouvrage aux propriétaires publics ou privés).

    Le Lot ayant été le seul département à se porter volontaire pour l'expérimentation, il se voit doté de moyens confortables.

    La DRAC croit fort dans les dispositifs du secteur sauvegardé (VSSP) et pour soutenir ce zonage et cette procédure, des budgets particuliers ont été réservés.

    Quant au financement des Monuments Historiques... M. Paillarse a été choqué par le titre d'un article dans Télérama lors des JDP : « le patrimoine est une ruine.  Non, le patrimoine n'est pas une ruine, c'est une richesse, et l'étude de PACA le démontre. Midi-Pyrénées va engager une étude similaire.

    Finalement, tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faudrait, pour les Monuments Historiques, un budget annuel de 400M€...

    Pour finir sur une note optimiste, l'exemple de Bonrepos-Riquet est évoqué. Cette commune moyenne a racheté, avec l'aide notamment de la Région, le château et le domaine de Riquet, dans lequel se trouvent des machines hydrauliques qui ont servi de « test » pour le canal du Midi. Ce projet en cours est un enjeu majeur pour Midi-Pyrénées. La population de Bonrepos s'est approprié ce patrimoine : en juin, 130 bénévoles sont venus débroussailler le terrain, et cette opération va se renouveler en octobre...<o:p> </o:p><o:p> </o:p>Madame Hélène Breton, Vice-présidente culture, Région Midi-Pyrénées
     

    Les acteurs du patrimoine ont besoin de se rencontrer, d'échanger...

    Il faut trouver une stratégie, avoir une vision transversale du patrimoine afin qu'il puisse être   un levier de développement économique. Cela passe par le tourisme, le développement durable, études et prospective. La Région met en place un accompagnement des projets d'avenir des lycéens autour du patrimoine. Ce développement doit prendre une dimension sinon internationale, tout au moins euro régionale, sans oublier l'aspect formation aux métiers du patrimoine.

    Le partenariat est l'élément clef de la méthode – il faut élargir les horizons. Une quinzaine de régions sont représentées dans nos rencontres, avec des institutions, des associations, des universités, des structures professionnelles...

    Nécessité d'un partenariat avec les populations, qu'il faut aider à se mobiliser car ce sont elles les meilleures protectrices du patrimoine.

    Enfin, il faut fortement axer les aides financières en fonction de la transversalité et du partenariat.

    L'observatoire  est une plateforme de rencontre qui assure la mission d'observation ainsi qu'une action socio économique du patrimoine cf. la région PACA et la recherche dans le Languedoc Roussillon


    [1] Un commentaire sur ce point d'un des rapporteurs de l'ACRMP : j'espère quand même que le but premier de cette convention n'est pas le soutien aux restaurateurs en difficulté mais une réelle volonté de conservation et de mise en valeur du patrimoine mobilier, politique sans laquelle, en plus de l'abandon du patrimoine mobilier, effectivement toute une profession est mise à mal ....
    <o:p> </o:p>


  • Commentaires

    1
    Clerin olivier
    Vendredi 17 Octobre 2008 à 17:31
    C'est la ruine !
    Si les propos rapportés sont exactes, M.Paillarse aurait été choqué par le titre d'un article dans Télérama lors des JDP : « le patrimoine est une ruine ». Dans un juste courroux, il aurait émis le souhait de commander une étude, à l’image de celle réalisée en PACA, afin de contredire la thèse de l’hebdomadaire. J’applaudirais volontiers des deux mains l’initiative de notre Drac à un détail près : l’intitulé de l’article en question (voir Télérama n°3062 du 17 septembre) était « le patrimoine, c’est la ruine ». Or, comme nous l’avons précédemment souligné (voir sur ce même blog l’article « Jour de pluie »), Luc Le Chatelier, loin de dénoncer l’aspect coûteux de l’entretien du patrimoine, souligne la chute drastique des financements d’état en rappelant notamment qu’« en 2008, les crédits pour le patrimoine alloués aux directions régionales des affaires culturelles (Drac) ont baissé de 20 à 40% par rapport à 2007 ». La bonne nouvelle, c’est que l’on pourrait peut-être réaffecter l’argent consacré à cette étude pour restaurer les objets « protégés » au titre des Monuments Historiques.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :