Depuis le 10-09-2006 :
93792 visiteurs
Depuis le début du mois :
721 visiteurs
Billets :
105 billets
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
« ... Sarkozy en profite pour s'attaquer à l'autre soubassement de la politique culturelle : les aides aux créateurs, les subventions aux institutions théâtrales, cinématographiques ou muséales. Sarkozy va plus loin que ses prédécesseurs, et ce qui est en ligne de mire est le soutien aux artistes et à la création. Cet abandon serait cependant suicidaire et catastrophique car il ajouterait une crise à une autre crise : à l'échec de la démocratisation culturelle s'adjoindrait l'abandon de l'aide aux créateurs. Après avoir fait le deuil de la culture pour tous, Sarkozy voudrait ainsi démanteler le soutien aux artistes, ce qui est pourtant la marque essentielle de la culture à la française depuis Louis XIV et Colbert ».
Culture, un abandon suicidaire : certes. Patrimoine, non assistance à personne en danger : certainement!".
[2] Je n'ai malheureusement pas lu le livre de M. De Baeque, «Crises dans la culture française. Anatomie d'un échec», c'est à l'article que je réagis, car ce sont bien les médias qui, avec leur large diffusion, modèlent l'idée de ce qu'est la Culture et force est de constater que d'un manière générale, le patrimoine en est absent.
Publié par ACRMP à 15:44:05 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Nous vous avions informé, le 22 mars dernier, des problèmes posés par l'appel d'offre du Collège Champollion à Figeac[1]. Or malgré nos multiples courriers, aussi bien à la DRAC, à la Direction des Monuments Historiques qu'à la ville de Figeac, personne n'a jugé utile de nous répondre sur le fond du dossier[2]. Pourquoi interrompre ou simplement ralentir un dossier aussi bien préparé, n'est-ce pas ?
Pour vous permettre d'en juger, voici les premières phrases que l'on peut lire au chapitre 4.4.9 Restauration des toiles peintes à la page 43 du Cahier des Clauses Techniques Particulières :
Au nom de tous mes collègues « peintres », je voudrais remercier Monsieur le Bourgmestre de nous permettre « d'adapter les produits et méthodologie » pour chaque toile. Merci aussi de préciser que l'aller-retour en atelier devra comprendre « la récupération des toiles » : on peut faire sans, mais c'est toujours mieux avec !
On attend la suite avec impatience ...
PS : Peut-être eut-il été souhaitable que les candidats retenus fussent membres de la prestigieuse Académie Royale de Peinture...
[2] Pour être tout à fait honnête, la Région, en la personne de son secrétaire général, a bien voulu nous faire savoir, le 5 mai dernier, qu'il comptait interroger M. le Directeur Régional des Affaires Culturelles, « afin d'obtenir un éclairage précis sur cette procédure et sur les possibilités dont il dispose pour apporter les aménagements [ ] ». Nous lui souhaitons bien du courage !
Publié par ACRMP à 23:01:29 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) | Permaliens
Connaissant mon goût pour les plaisirs de la table et de l'esprit, des amis espagnols m'ont récemment offert quelques délicieuses bouteilles de Ribera del Duero ainsi qu'un exemplaire de leur journal « Atapuerca ». Ce périodique gratuit, d'une quinzaine de page, recense régulièrement les découvertes archéologiques du célèbre site préhistorique qui ont permis notamment la définition de l' « Homo antecessor »[1]. Dans leur dernier numéro (n°24) Juan Luis Arsuaga[2] , codirecteur du site depuis 1991 et admis depuis peu à la prestigieuse « Real Academia de Doctores de Espana » a accordé une longue interview dont je ne résiste pas au plaisir de vous faire part. Voici, grâce aux talents de traductrice de ma charmante épouse, quelques extraits choisis :
-Croyez-vous que la science soit conditionnée par des intérêts économiques ?Olivier Clérin.
Publié par ACRMP à 16:36:17 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Comme tout le monde, je suis persuadé de bien faire mon travail. Ou en tout cas de le faire aussi bien, voire parfois légèrement mieux que les autres. Ou que certains autres. Enfin je suis sûr que vous voyez ce que je veux dire...
J'en étais donc là de ma bonne conscience, lorsque récemment, en rédigeant la réponse à un volumineux appel d'offre (pléonasme me direz-vous), je tombais sur une correction faite sur une proposition de traitement. Un collègue et ami de notre groupement avait ajouté à la rubrique «consolidation ponctuelle des bords de tension lacunaires » ce petit complément «et renforcement du maintien périphérique avec des agrafes inox ». Pourquoi spécifier que les agrafes seraient en inox : évidemment que je n'allais pas écrire « pose d'agrafes rouillées ».
Mais au moment d'appuyer sur la touche « suppr. » de mon clavier, mon geste resta suspendu. Je songeais à mes derniers achats au bricotruc du coin et à mon attitude devant l'immense console des agrafeuses. A bien y repenser, j'avais hésité à prendre une boite d'agrafes inox pour la raison qu'elle coûtait plus du double du prix des agrafes traditionnelles.
Alors pourquoi payer plus cher des matériaux que personne n'irait vérifier ? Non, pourquoi payer plus cher pour une chose que personne n'aurait l'idée même d'aller vérifier ? L'envie de bien faire ? La fameuse conscience professionnelle ? Dans un secteur d'activité où la raréfaction du travail va de pair avec des mises en concurrences de plus en plus brutales, pourquoi continuer à s'interroger sur la qualité des agrafes ? Et des vernis ? Et des matériaux de retouches ? Et ...et la liste est sans fin. La seule réponse qui ne soit pas empreinte d'hypocrisie et de malhonnêteté, c'est que je ne sais pas faire autrement. Mon cerveau a été lentement mais sûrement conditionné par un enseignement nourri de déontologie. Je ne suis pas plus rigoureux ni plus attentionné qu'un autre : simplement mes études et la patience infinie de mes professeurs m'ont appris la prudence indispensable à ce métier. Comme disait le poète, il n'y a pas d'amour mais que des preuves d'amour. L'agrafe inox est une preuve d'amour.
Olivier Clérin.
Publié par ACRMP à 21:41:07 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ACRMP à 23:36:39 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Vos Commentaires