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Les 8 et 9 novembre 2007
LA CONSERVATION- RESTAURATION ET LA SECURITE DES PERSONNES
PROGRAMME
Ecole normale supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005 Paris|
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9h00 - Accueil des participants
Matin
9h30 Présentation des journées
Florence Dussère, Restaurateur des biens culturels, laboratoire du MADVO, Conseil Général du Val d'Oise, « La sécurité des personnes : un acquis définif ou un enjeu à défendre ? »
10h Lila Reboul, Restaurateur des biens culturels, ADRAMAR, « Sécurité du mobilier archéologique et des personnes dans le cadre d'un chantier de fouilles sous- marines: exemple de la Natière à Saint Malo »10h30 Clotilde Proust, Restaurateur des biens culturels, MAN, « Intervention du conservateur-restaurateur sur une fouille préventive »
11h Pause11h30 Emmanuel Desroches, Restaurateur des biens culturels, Conservation-Restauration d'Art, « Sécurité et manutention lourde »
11h45 Céline Botineau, Ingénieur régional de prévention et de sécurité - CNRS délégation Paris B, « L'organisation de la prévention des risques professionnels »Il est possible de prendre le repas sur place à l'Ecole Normale supérieure
Coût du repas 9 euros, coût du café 2 euros ou 2,20 euros (avec viennoiserie)
Après-midi
Présidence de séance, Astrid Brandt-Grau, Directrice des études, Département des restaurateurs
Institut national du patrimoine (INP)
14h Brigitte Guillaume, Conseillère en Hygiène et Sécurité, Conseil Général du Val d'Oise, « Le document unique d'évaluation des risques professionnels, les plans de prévention, les permis de feu: des outils au service des conservateurs-restaurateurs pour assurer leur sécurité, celle de leurs collègues, du public accueilli, ainsi que celle des tiers »
14h30 Anne Dominique Bousquet, Avocat associé, COBLENCE & ASSOCIES, « Obligation de sécurité et responsabilités encourues ».15h Pause
15h30 Cyril Krumbach, Ingénieur, Labo Service, « Les bonnes pratiques pour gérer les déchets dangereux des laboratoires »16h Monique Drieux, Restaurateur des biens culturels, Materia Viva, Toulouse, « L'utilisation des plantes vertes comme filtre des polluants chimiques »
16h 30 Nathalie Huet, Directeur, Arc Antique, Nantes, « Le coût de la sécurité »-Visite des ateliers de conservation-restauration en archéologie et sculpture du C2RMF- Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France
Pavillon de Flore, Palais du Louvre- 14 quai François Mitterand, 75001 Paris,
Entrée coté jardin, porte Jaugeard.
Atelier filière archéologie: Sylvie Watelet, Conservateur et Dominique Robcis, Restaurateur.Atelier filière sculpture: Christine Lancestremère, Conservateur, chef de filière.
4 visites d'une demi-heure dans chaque atelier.La composition des groupes sera envoyée par mail et affichée le 8 novembre à l'ENS.
Attention: le nombre d'inscrits dépasse la capacité d'accueil.Selon la formule consacrée, merci de venir avec des questions, des axes de discussion, des propositions...
12h30 - 13h30 : déjeuner libreIl est possible de prendre le repas sur place à l'Ecole Normale supérieure
Coût du repas 9 euros, coût du café 2 euros ou 2,20 euros (avec viennoiserie)
Après-midi
Présidence de séance, Roland May, Conservateur en chef, directeur du CICRP
13h30 Roland May, Conservateur en chef, Directeur du CICRP, Marseille (titre à préciser)
14h Jane Echinard, Restaurateur des biens culturels, Conservare, « L'amiante dans les collections patrimoniales, l'exemple du chantier des collections du Musée français de la photographie de Bièvres »14h30 Elise Alloin, Restaurateur des biens culturels, Pôle Archéologique Interdépartemental Rhénan, « La ventilation et la qualité de l'air au laboratoire du PAIR »
14h45 Pause15h15 Marie-Hélène Husson-Mareux, Ingénieur, INRS, « Les risques chimiques ».
16h Mr Arboy et Thierry Eliot, Equip labo, « Les systèmes de prévention dans les laboratoires ».16h30 Gérard Rivière, Ingénieur, Véritas, « La radioprotection »
17h Régis Bertholon, Maître de conférences, UFR03, Université de Paris I, «Clôture des journées».
Publié par ACRMP à 19:09:47 dans * Nos annonces | Commentaires (0) | Permaliens
Pour démarrer son Grenelle de l'environnement, qui commence mercredi 24 octobre, le gouvernement a décidé de lancer un appel à toutes les bonnes volontés afin de recueillir le maximum de suggestions innovantes. Et comme les petites rivières font un jour les grands fleuves, voici en quelques lignes ma modeste, mais je l'espère utile, contribution.
Tout d'abord, en ce qui concerne les économies de carburant, peut-être pourrait-on suggérer des déplacements groupés pour réaliser nos devis. En effet la multiplication des consultations, et particulièrement des appels d'offres, nous amène de plus en plus fréquemment à nous déplacer loin de nos ateliers. Nous pourrions ainsi mettre en place un système de co-voiturage particulièrement économique pour nos amis parisiens qui viennent sillonner notre belle région. Autre suggestion, plus utile encore, serait de suivre l'exemple de certains de nos collègues qui, dans un salutaire élan citoyen, n'hésitent plus à réaliser leur devis sans se déplacer ni voir les objets!
Pour les problèmes d'économie d'eau, certains ont déjà apporté un début de solution. Ainsi pourrions nous nous inspirer de leur trouvaille en éliminant les opérations de décrassage avant certains traitements. Car quoi de plus inutile qu'un décrassage de surface avant un retrait de vernis. J'attire votre attention sur le fait que cette ingénieuse solution permettrait de surcroît de faire de sensibles économies sur l'utilisation massive de coton hydrophile.
Dans la même perspective et afin de limiter les graves menaces pesant sur la déforestation, nous ne pouvons qu'encourager les initiatives de certains commanditaires qui n'hésitent plus à éliminer des cahiers des charges le coût prohibitif des dossiers de traitement.
Enfin à propos de la question cruciale des économies d'énergie, je voudrais vous soumettre une idée dont je ne suis pas peu fier. Ne pourrait-on pas imaginer interdire l'éclairage de nos églises et de nos musées ? Je sais, la chose parait saugrenue de prime abord, mais permettez-moi quand même de la défendre : non seulement la collectivité ferait un éco-geste en faisant baisser la facture d'électricité, mais imaginez dans le même temps les économies d'entretien et de restauration réalisées. En effet une œuvre mal éclairée n'a pas besoin d'être complètement restaurée : un simple « bichonnage » et une signalétique appropriée seraient alors largement suffisants à sa présentation. Enfin, ce n'est qu'une idée...
Olivier Clérin
Publié par ACRMP à 21:01:18 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) | Permaliens
Dix centimètres. Il aura fallu dix centimètres de déchirure sur une toile de Monet (Le pont d'Argenteuil, 1874) pour que le patrimoine redevienne une question d'actualité. Il est vrai que l'événement a de quoi intéresser les médias : cinq jeunes, passablement éméchés, ont pénétré par effraction au musée d'Orsay afin de poursuivre leur virée nocturne. Interrompus dans leurs festivités par le déclenchement de l'alarme, il semble que l'un d'entre eux a eu la lumineuse idée de donner un coup poing à l'œuvre du maître impressionniste avant de s'enfuir.
Bien naturellement les journalistes se sont interrogés sur les conditions de sécurité de l'un de nos plus prestigieux établissements parisiens, soulignant la facilité avec laquelle nos joyeux vandales avaient réussi à pénétrer et à s'enfuir librement de ce que tout le monde pensait être un véritable coffre-fort. Mais pour ma part je voudrais attirer l'attention sur un tout autre point. Dès le lendemain l'ensemble de la presse et des médias insistait sur le fait qu'un « collège d'experts » estimait « les dégâts réparables » (sic) et de rajouter « que dans moins d'un mois l'œuvre serait raccrochée à sa cimaise ».
Je n'arrive toujours pas à y croire ! Alors c'est vrai, il est possible, ici en France, d'envisager de restaurer une œuvre en moins d'un mois ! Je veux dire réunir un collège d'experts, lancer un appel à candidature, mettre en place un cahier des charges, constituer deux lots (support et couche picturale), convoquer les restaurateurs, réunir la commission ad hoc, dépouiller les offres, sélectionner les restaurateurs, réunir un comité scientifique, décider des analyses, réaliser les examens, restaurer l'œuvre, convoquer à nouveau la commission, délibérer ...en moins de quatre semaines ! A moins que ...
Olivier Clérin
P.S : Beaucoup de mes collègues s'alarment devant ce qu'ils appellent « des restaurations à deux vitesses ». Et bien moi, je dis, que « vitesse » est un bien grand mot.
Publié par ACRMP à 20:52:00 dans * Tribunes libres des membres de l'ACRMP | Commentaires (0) | Permaliens
Nous mettons à votre disposition une adresse pour pouvoir nous contacter. Vous voulez de plus amples renseignements sur notre association, apporter des précisions sur nos articles, trouver un professionnel de la conservation restauration de biens culturels pour un conseil, une proposition de traitement, un devis, connaître les formations de nos professions,...
Ecrivez-nous: acrmp@free.fr
Publié par ACRMP à 14:30:19 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Pour ses troisièmes « JDP », l'ACRMP, accueillie et aidée par la DRAC, a opté pour l'information et la pédagogie sur la conservation-restauration
Nous voilà donc dans la salle des anciennes écuries de l'hôtel Saint-Jean, sous les arcades en face de l'entrée, avec nos conférences, nos panneaux explicatifs et un atelier diagnostic, agrémenté de quelque matériel... Dehors, dans la cour, des entreprises de la CAPEB (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), installées pour des démonstrations en tout genre, et dont on ne sait plus si elles touchent au patrimoine, aux métiers d'art ou au folklore. Difficile dans ces conditions pour les objets mobiliers de faire entendre leur voix, au sens propre comme au sens figuré. Et nous remercions tous les curieux et courageux qui sont allés jusqu'au fond de la cour et ont poussé la porte des anciennes écuries.
Informer le public sur la spécificité de la conservation-restauration des objets mobiliers, c'est bien ; nous n'oublions pas toutefois la précarité de ce « métier du patrimoine », et par conséquent, du patrimoine lui-même. Un article dans le Monde (dimanche 9 lundi 1à septembre 2007) titrait : « L'incertitude persiste sur le budget des Monuments Historiques ». Notons d'ailleurs qu'il n'est fait aucune mention, comme toujours, des objets mobiliers mais seulement du patrimoine bâti, évoqué notamment par le GMH, La Demeure historique et les Vieilles Maisons Françaises... A la lecture d'un tel article on se demande qui dans tout ça défend le patrimoine public, celui que chacun d'entre nous est censé posséder à travers l'Etat, les mairies, les départements... et qui est restauré par les deniers publics. L'Etat aimerait bien s'en remettre aux mécènes, qui pour l'heure, ne courent pas les rues ! Ne devrait-on pas réfléchir à la proposition du président du GMH : prélever un pourcentage sur la taxe de séjour (rappelons que la France est la première destination touristique au monde). Comme le remarquait judicieusement M. Malvy «si Midi-Pyrénées est aujourd'hui la troisième région touristique de France, ce n'est pas grâce à la propreté de ses plages ».
Un petit bilan de cette journée :
Tout d'abord, un grand merci aux membres de l'association (une vingtaine) qui, par leur présence et leur énergie, ont contribué à la réussite de cette journée.
Nous remercions également Monsieur Le Directeur Régional des Affaires Culturelles, qui a mis à notre disposition la salle et tout le matériel nécessaire au bon déroulement des conférences, et pour l'accueil qui nous a été fait.
Enfin, un merci tout particulier à messieurs Tony Simonet et Jean-François Peyré qui ont apporté leur aide tout au long de cette journée et à Monsieur Endurand qui nous a prêté deux tableaux pour montrer au public des exemples d'observations sous UV.
Nous pouvons dire que les conférences ont eu un certain succès : au total, 220 personnes ont assisté aux cinq conférences proposées, avec bien sûr des variations selon les horaires. Il y avait 55 places assises. Exemples : la salle était combles aux conférences de 11h30, 14h30 et 15h30, avec quelques personnes debout.
Autour de 400 personnes ont porté leur attention aux panneaux exposés : différents cas de restauration (panneaux prêtés par les Archives Départementales du Tarn, par les Ateliers de Toulouse... et des panneaux réalisés par l'ACRMP sur les sujets suivants : l'association, la conservation-restauration, la formation des professionnels, la restauration de Vals (et bien sûr notre Vénus !)
Une cabine UV, animée par Corinne, a connu un vif succès toute la journée
Pour ce qui est de l'atelier diagnostic, le constat est décevant : un couple nous a apporté un moulage en terre cuite polychrome et... c'est quasiment tout. Au vu des autres visiteurs qui ont amené un objet, ou des photos de l'objet, nous avons pu observer que leur attente est plutôt une expertise historique (qui a fabriqué l'objet, sa datation, d'où vient-il ?). Et... ce n'est pas vraiment notre domaine !
Nous avons eu beaucoup de demandes au sujet de l'association et surtout, les coordonnées pour la joindre... Cet intérêt pour nos actions et nos professions nous montre que nous devons continuer en communiquant plus, c'est pourquoi dans quelques jours une adresse mail sera disponible sur le blog pour un contact plus direct. Il est vrai que jusqu'à présent, face à l'urgence générée par la chute des crédits, nous avions ciblé notre action vers les institutions, mais nous allons élargir notre champ d'action pour pouvoir répondre à l'intérêt de tous.
Publié par ACRMP à 22:58:27 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
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