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ACRMP

Association des Conservateurs-Restaurateurs de Midi-Pyrénées

Merci Monsieur Lang !! | 20 septembre 2007

Enfin ! Enfin une voix s'élève pour dénoncer la catastrophique situation dans laquelle se trouve notre patrimoine. Il aura fallu attendre plus de deux ans pour entendre un élu de notre république avoir le courage d'avouer qu'il s'est, comme bien d'autres, trompé et que le secteur de la restauration est aujourd'hui sinistré. Deux ans pendant lesquels on a non seulement  amputé (sans aucune anesthésie)  les budgets alloués au patrimoine, mais aussi et surtout dénié le droit aux acteurs concernés d'oser se plaindre. Il faut se souvenir par exemple des déclarations d'un autre et heureusement ancien ministre de la culture lors de sa conférence de presse à l'occasion des JDP : au milieu des revendications notamment d'architectes en chef courageusement sortis de leur réserve, M. Donnedieu de Vabres n'avait pas hésité à réaffirmer   « que tout allait bien ». Et preuve que le ridicule ne tue plus depuis belle lurette, d'ajouter « que le patrimoine était au cœur de ses préoccupations et de celles du gouvernement et que les crédits (les crédits dépensés affirmait-t-il) restent à peu près stables ».Très franchement j'aimerais bien connaître l'état des financements  des secteurs que le gouvernement ne jugeait pas prioritaire.

Alors merci à M. Lang pour son interview accordé au Monde le 15 septembre dernier, non pas tant pour l'originalité de ses propos mais pour oser dire enfin que «le roi est nu ».

 Jack Lang, ancien ministre de la culture

"La situation des monuments historiques est désastreuse"

LE MONDE | 15.09.07 | 13h20  •  Mis à jour le 15.09.07 | 13h24

Aujourd'hui député (PS) de Boulogne-sur-Mer, en coquetterie avec le Parti socialiste pour avoir accepté du président de la République, Nicolas Sarkozy, une mission sur la réforme de l'Etat, Jack Lang garde un oeil attentif sur le domaine culturel. Ministre de la culture de 1981 à 1986 et de 1988 à 1993, il s'est rarement autorisé à commenter l'action de ses successeurs. A l'occasion de la 24e édition, samedi et dimanche, des Journées du patrimoine, manifestation qu'il avait lancée, il s'alarme pourtant de l'état du patrimoine monumental.

Les Journées du patrimoine vont drainer vers les monuments historiques des millions de visiteurs. Dans le même temps, la situation de ce secteur reste alarmante. Comment expliquer ce paradoxe ?
Il me semblait nécessaire, quand j'ai lancé la Fête du patrimoine, il y a plus de vingt ans, que les Français aient accès gratuitement, au moins une fois par an, aux monuments historiques qui sont le bien commun de la nation. Je pensais également, sans doute naïvement, que ce plébiscite populaire annuel obligerait les gouvernements à dégager des crédits croissants en faveur du patrimoine.
Je me suis trompé. Aujourd'hui, la situation de ce secteur est désastreuse. Les chiffres parlent d'eux- mêmes. Depuis 2002, les crédits affectés à l'entretien et à la restauration des monuments historiques ont baissé de moitié. Ils étaient de 536 millions d'euros, ils sont tombés à 270 millions d'euros cinq ans plus tard. Mais le plus grave, ce sont les fluctuations d'une année sur l'autre, les incertitudes, l'instabilité de ces crédits.
Or, pour les entreprises, pour les architectes et pour les propriétaires, la régularité de ces ressources est une exigence d'économie : rien n'est plus ruineux que les chantiers interrompus. Enfin, les entreprises de restauration sont les premières victimes d'une politique particulièrement erratique. Certaines ont dû fermer leurs portes. Les métiers d'art qui transmettent difficilement leur savoir ont besoin eux aussi de continuité.
2006 a été une année noire : 300 chantiers ont été arrêtés, la dette de l'Etat était de 180 millions d'euros envers les entreprises de restauration, qui ont perdu cette année-là 700 emplois hautement spécialisés.
Le précédent gouvernement a affecté 70 millions d'euros par an aux monuments historiques, prélevés sur les droits de mutation. N'est-ce pas suffisant ?
C'est bien, et ce n'est pas assez. Aujourd'hui, alors que la dotation annuelle tourne autour de 300 millions d'euros, le budget nécessaire à l'entretien et à la restauration des monuments historiques devrait atteindre 400 millions d'euros. Sans une intervention de la puissance publique au plus haut niveau, on restera dans la politique de l'accordéon, du colmatage. Il existe en France plus de 40 000 monuments protégés. C'est une charge très lourde.
Mais c'est aussi une chance pour notre pays. Une source de beauté, qui permet l'enracinement des citoyens dans leur pays. L'identité nationale, devenue un lieu commun des discours politiques, passe notamment par les paysages, les sites et les monuments.
Ce patrimoine vous semble-t-il menacé ?
Certaines communes entreprennent aujourd'hui la destruction de leurs églises. La disparition de ces lieux spirituels ne devrait pas être possible, sauf procédure d'exception.
Ce patrimoine cultuel, même non protégé, même banal, doit être respecté. Mais comment l'Etat peut-il demander aux collectivités locales de respecter leur patrimoine historique alors que lui-même brade le sien ? Ainsi, j'avais fait acheter et restaurer des hôtels particuliers dans le Marais, l'hôtel de Croisilles et celui de Vigny, rue du Parc-Royal à Paris, pour y installer les services de l'inventaire et la médiathèque du patrimoine. Ces immeubles sont aujourd'hui vendus par l'Etat.
Les crédits attribués aux secteurs sauvegardés, sans doute le legs le plus important du ministère Malraux, sont asséchés, comme ceux de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) que j'avais mise sur pied. Le patrimoine est une cause nationale. Il faut dégager des moyens durables pour entretenir cet héritage légué par l'histoire. L'actuelle ministre de la culture, Christine Albanel, qui a conduit avec ambition la restauration de Versailles, saura, j'en suis sûr, mener cette croisade.
Le budget de la culture n'est pas extensible. Et les gouvernements doivent tous répondre à cette question : faut-il privilégier le patrimoine ou la création ?
Je suis un archaïque d'avant-garde, donc je récuse ce choix. La culture est un bloc. D'ailleurs quand le patrimoine souffre, la création n'est pas mieux traitée. Privilégier l'un ou l'autre, c'est mettre en avant des cache-misère pour dissimuler le désengagement général de l'Etat. La médiocrité de notre investissement dans l'intelligence, c'est-à-dire la culture, l'éducation ou la recherche, est la grande faiblesse de la France. Pourtant la clé de la croissance est là.
Propos recueillis par Emmanuel de Roux
Article paru dans l'édition du 16.09.07.

Publié par ACRMP à 20:58:04 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

France 3 | 11 septembre 2007

En préparation des Journées du Patrimoine, des reportages, dans des laboratoires de restaurations de la région Midi-Pyrénées, seront diffusés du 10 au 15 septembre, aux journaux télévisés de France 3 édition régionale, entre 12h00 et 12h30 et entre 19h00 et 19h30.

Publié par ACRMP à 20:50:53 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Journées du Patrimoine 2007 | 10 septembre 2007

Présence de membres de notre association sur divers sites de la région pour les Journées du Patrimoine:

- Dimanche 16 septembre à 10 h 30, conférence sur la restauration des peintures murales à à la chapelle Saint-Exupère, à Blagnac (Haute Garonne) . Par Madame Françoise TOLLON.

- Samedi 15 et dimanche 16 septembre de 14 h à 18 h, Préfecture du Gers, à Auch, exposition de l'association départementale "Métiers d'Art en Gascogne", présentation de divers métiers d'art et métiers de la restauration  (restauratrice de peintures de chevalet).

Publié par ACRMP à 18:54:01 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Journées du Patrimoine 2007 avec l'ACRMP | 03 septembre 2007

Notre association sera présente,

à la DRAC de Midi-Pyrénées (32 rue de la Dalbade à Toulouse, dans l'ancienne salle des écuries),

le dimanche 16 septembre 2007 de 10 h à 17 h 30.

Au programme de la journée:

* Des conférences:

10h30 : la restauration de peintures de chevalet - Florence Meyerfeld
11h30 : la restauration des objets archéologiques - Monique Drieux
14h30 : la restauration d'un meuble de l'église de Parisot (82) - Jean-Michel Parrot
15h30 : la restauration de peintures de chevalet -  Jérôme Ruiz
16h30 : la restauration des peintures murales de Vals (09) - Jean-Marc Stouffs


Programme pouvant être soumis à des modifications de dernière minute.

* Un atelier diagnostic

De 10h00 à 17h30, un atelier sera ouvert pour proposer un diagnostic gratuit de l'état des objets apportés par les visiteurs qui le souhaitent.

Vous pourrez rencontrer des restaurateurs des spécialités suivantes:

- peinture de chevalet : toute la journée

- peinture murale : l'après-midi

- sculpture : toute la journée

- mobilier : toute la journée

-  textile : le matin

- objets archéologiques : toute la journée

 

Publié par ACRMP à 18:40:36 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

Les Journées du Patrimoine 2007 | 30 août 2007

Nous faisons le lien vers le programme national des Journées du Patrimoine 2007 (diffusé par le ministère de la culture et de la communication) et qui ont, cette année, pour thème: "Les métiers du patrimoine".

http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr/presentation.php?page=0&lang=fr

Publié par ACRMP à 18:58:20 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) |

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