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A l'attention de Madame Christine ALBANEL – Ministre de la Culture
Madame la Ministre,
Par votre annonce du 6 février dernier, vous honorez la ville d’Albi en proposant la candidature de sa cité épiscopale au patrimoine mondial de l’UNESCO.
En d’autre temps, nous aurions pu nous réjouir d’une telle initiative mais aujourd’hui c’est avec circonspection que nous apprenons cette annonce.
Abandonné par l’Etat depuis plusieurs années déjà, le patrimoine de Midi-Pyrénées ne fait plus l’objet d’entretien de ses Monuments Historiques et ce pas davantage sur les bâtiments et objets mobiliers relevant de la seule compétence de l’Etat.
La Cathédrale Sainte-Cécile, remarquable joyau de briques et écrin forteresse d’un décor peint et sculpté unique, est aujourd’hui en péril. Très récemment encore des pertes inestimables sont survenues et toujours aucun programme de restauration n’est annoncé.
Au-delà de cet exemple, c’est l’ensemble du patrimoine de la région qui est négligé par l’Etat et, par voie de conséquences, les ateliers de restauration régionaux qui se trouvent menacés.
Ne serait-il pas souhaitable, dans l’objectif d’appuyer le dossier de candidature d’Albi, de commencer par entreprendre les travaux urgents tant sur le bâti que sur les décors qui en font l’un des chefs d’oeuvre de notre Patrimoine. Faute de quoi nos ancêtres les Gaulois auraient eu raison de ne craindre qu’une seule chose, que le ciel ne leur tombe sur la tête.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame la Ministre, nos respectueuses salutations.
l'ACRMP.
Publié par ACRMP à 18:30:54 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par ACRMP à 17:16:03 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Faudrait-il en arriver là ????...
Publié par ACRMP à 15:21:02 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Avant de faire des propositions pour relancer la politique de conservation du patrimoine monumental, le bureau du Conseil Economique et Social (CES) a d'abord cherché à faire un bilan détaillé de la situation actuelle. L'énorme travail de synthèse réalisé sous la présidence de Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture et actuel président du domaine de Versailles, commence par rappeler certaines données essentielles tant sur le plan historique que statistique. C'est ainsi qu'il souligne un aspect trop souvent ignoré sur l'impact économique considérable[3] que représente aujourd'hui le patrimoine tant en emplois directs qu'indirects.
Ainsi en reprenant les conclusions de l'étude menée en 2004 en PACA, il tient à souligner que pour cette seule région, on peut comptabiliser :
- au sein des administrations chargées du patrimoine : 1 966 emploisLe constat est similaire à propos des recettes générées par le patrimoine en PACA :
- les travaux de restauration du patrimoine (montant établi sur la base des informations du GMH : environ 37,6 millions d'euros HT)Pourtant faute d'études conséquentes menées sur le sujet, il semble que les pouvoirs publics n'aient toujours pas pris conscience de cette réalité. Dans le chapitre IV du rapport intitulé « une situation globalement alarmante »[4] les auteurs insistent sur « les données inquiétantes » et « le péril sanitaire » auquel sont confrontés nos monuments « protégés ». Il remarque par exemple qu'entre 2002 et 2007 « l'effectif des monuments considérés en bon état passe de 19 % à 22 %, mais en revanche les états défectueux (de la notion de « mauvais état » à celle de « péril ») passent de 32 % à 41 % ».[5] Le rapport estime qu'il faudrait investir 8,6 milliards d'euros pour sauver le patrimoine monumental dont 5.2 pour les seuls monuments dont la situation est en péril !
Ces résultats ne sont bien sûr pas homogènes et méritent d'être examinés région par région. Pour Midi-Pyrénées par exemple, le nombre de monuments en péril serait inférieur à la moyenne nationale[6]. Mais si l'on regarde les monuments dont la « dégradation s'est accélérée » alors nous sommes légèrement supérieur aux chiffres nationaux puisque environ 7% de notre patrimoine entre dans cette catégorie.
Reste la délicate question budgétaire. Dès le début de son rapport, le conseil remarque la difficulté à tirer un bilan précis de l'action publique ces dernières années : « de nombreux changements internes à la nomenclature budgétaire ont rendu au fil des ans le suivi de l'évolution des crédits et son interprétation très complexes, comme le démontre une étude réalisée à l'initiative du ministère de la Culture en 2007 ». Pour atteindre la réalité cachée derrière les labyrinthiques budgets annuels du ministère, le conseil n'a pas hésité à entendre les professionnels du secteur en invitant notamment Éric Eschlimann, président du GMH, ou des associations comme « la Demeure Historique », tout particulièrement mobilisée sur cette question. Et le constat est sans appel « ces professionnels estiment que le budget de l'État consacré aux monuments historiques aurait « fondu » de 20 % depuis 2007, passant de 380 millions d'euros à 303 millions d'euros. Ils soulignent que ce sont les DRAC qui, sur le territoire, enregistrent la plus forte dépression puisqu'elle pourrait se situer, selon les régions, entre 20 et 40 % ». On est loin de la langue de bois ministérielle qui s'évertue, lors des journées du patrimoine, à affirmer sans complexe que l'état ne se désengage pas.
Et de conclure « Il appartient également au ministère de la Culture de veiller à ce que les crédits monuments historiques ne soient pas distraits vers des chantiers institutionnels pour des travaux autres que ceux nécessaires aux monuments qui les reçoivent éventuellement. Les crédits du patrimoine ont trop souvent été captés par des « grands travaux » qui devraient en bonne logique bénéficier de dotations budgétaires spécifiques, plutôt que de vampiriser les crédits dont les travaux sur les monuments ont tant besoin - qu'il s'agisse de les restaurer à proprement parler - d'améliorer leur sécurité et leur sûreté, ou d'y réaliser des travaux utiles à l'accueil du public. » No comment.
Olivier Clérin.
PS : pour les propositions du CES, suite au prochain épisode.
Publié par ACRMP à 15:41:53 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
Mme Breton se félicite que nombreux sont à porter un intérêt à participer à ces ateliers : ces communications témoignent d'un nouveau regard sur le patrimoine, une conscience plus partagée, la nécessité d'une appropriation collective.
Elle souligne la mise en place d'un portail Patrimoine (la partie image n'est pas encore prête) crée par le service « Connaissance du Patrimoine » de
Portail des patrimoines : avec une diversité : bâti, immatériel, traditionnel : avec base de données : visite virtuelle, jeu interactifs, diffusion des contenus scientifiques, dossier inventaire, mise à disposition des ressources en ligne : aide régionale, formation, documentation.
Mise en œuvre dès novembre 2008 : possibilité de visites virtuelles de sites, expos virtuelles, porte folio, dossiers d'inventaire, jeux, quizz et....renseignements sur les métiers du patrimoine dans une rubrique formation.
Elle termine en donnant rendez-vous à Nantes aux journées sur le secteur protégé les 30-31 octobre 2008, et remercie chaleureusement tous les participants.
Ces résumés ont été réalisés par
Publié par ACRMP à 07:04:18 dans * Association de Conservateurs - Restaurateurs de biens culturels | Commentaires (0) | Permaliens
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