• A mes yeux, les JDP de cette année sonnent, si besoin en était, le glas d'une mort annoncée depuis bien longtemps : celle d'une politique patrimoniale.

    Bien des érudits ont crié haro sur le XIXè siècle en disant qu'il avait falsifié, massacré, meurtri les œuvres anciennes sous prétexte de les restaurer... Je ne suis pas de cela, enfin, pas tout à fait. Car je n'oublie pas que c'est ce siècle qui a définitivement distingué l'œuvre contemporaine de la création ancienne, accordant à cette dernière un égard particulier, et entreprenant d'en prendre soin. Comme a bien des égards, le XIXè (et on peut même y ajouter le début du XXè siècle) s'est révélé un foisonnement en matière d'art et de culture : non seulement on a créé les Monuments Historiques, avec ce désir de conserver le legs des anciens – avec toutes les polémiques passionnantes qui s'en sont suivies -  mais en plus, on les a tellement admirés que l'on s'en est inspiré avec tous les « néo » possibles. Certes je ne compte pas parmi ceux qui apprécient esthétiquement la majeure partie de ces œuvres, mais je ne vois qu'une seule chose : il y avait là le respect. J'avoue enfin que je ne sais rien des conditions financières de l'époque, mais ce que je peux en déduire est simple : la restauration du patrimoine à l'époque n'était pas soumise à un retour sur investissement.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Au milieu du XXè siècle, un bref espoir est né de l'évolution des réflexions, de la théorisation et des pratiques concernant la conservation et la restauration de notre patrimoine : chartes déontologiques internationales, progression de la science, création de cursus spécialisés... en fait, nous étions encore dans la ligne droite de nos prédécesseurs, qui, tout du moins dans leurs écrits et réflexions, avaient semé pour permettre la récolte.

    <o:p> </o:p>

    Pour ce qui est du patrimoine, ce début de XXIè siècle s'est laissé engloutir par un élan perceptible dans tous les autres pans de la société occidentale : le consumérisme. Pourtant, bien plus que 150 ans auparavant, un pays comme le nôtre aurait tout intérêt à entretenir et restaurer son patrimoine puisque c'est ce dernier, qui en grande partie, a toujours attiré les touristes, et par conséquent, apporte une manne financière...

    Même ce temps prosaïque est déjà passé... la culture est devenue une affaire politicienne (quelque soit le « bord » politique »), une affaire d'image et de ... je n'irai pas plus loin. Le retour sur investissement n'est plus seulement pécuniaire, il porte en plus sur l'impact (électoral) et le tapage (médiatique).

    « Patrimoine et création », le sujet serait diablement intéressant si l'on était encore dans la lignée du XIXè siècle : comment juxtaposer, faire cohabiter ce que l'on a désigné comme patrimoine et création contemporaine ? Malheureusement ce thème est malmené par biens des comportements et des évènements récents ! Quelles significations peut-on donner à Jeff Koons à Versailles ou à l'art contemporain qui s'installe à Fontainebleau ? Où est l'engagement réel vis-à-vis du patrimoine d'une Région qui dépense son argent en « Ateliers » ou « Portail » patrimoine, sans toutefois débourser beaucoup plus qu'auparavant pour la conservation des œuvres qu'elle met en avant (ou qui la mettent en avant ?)? Combien la ville de Toulouse, le conseil Général de la Haute-Garonne, voire la Région ont-ils déboursé pour la candidature de Toulouse 2013 ?... En matière de culture, ce qui brille n'a pas de prix ; force est de constater que le patrimoine, sauf monument exceptionnel dont ils s'emparent, n'a pas l'éclat suffisant.

     

    Le cas Buren est symptomatique de cette « politique culturelle ». On peut comprendre qu'après la polémique crée autour de la dégradation née du manque d'entretien de ses fameuses « colonnes du Palais Royale »[1], le Ministère de la Culture ait tenu promesse en investissant 3,2 M d'euros pour sa restauration. Mais comment interpréter la certaine somme, pour ne pas dire la somme certaine, dévolue à l'artiste pour créer ...la palissade de chantier, au moment même où l'Etat avoue publiquement qu' « il n'a plus les moyens d'entretenir le patrimoine » ?
    Décidément, j'ai raté ma vocation... 
    <o:p> </o:p>

    Françoise Tollon, restauratrice du patrimoine



    [1] Voir notre article sur ce blog « les colonnes infernales ».



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  •             Vous avez sans doute remarqué que nous dénoncions, assez périodiquement, la politique d'appel d'offre telle qu'elle se pratique dans le secteur patrimonial. Au fil de nos articles nous n'avons cessé de critiquer le choix quasi systématique du « moins disant » dans un contexte où aucune sélection qualitative des candidats ne s'opérait dans les appels à candidature. Sans doute faut-il s'interroger sur cette question simple mais pourtant cruciale : pourquoi nos donneurs d'ordres s'acharnent-t-ils à vouloir prendre systématiquement le prix le plus bas ?
                Car, à bien y regarder, rien dans le code des marchés publics n'impose un tel choix. Au contraire « le guide pratique des marchés à l'usage des collectivités » rappelle que ce type de procédure doit rechercher « le meilleur rapport qualité prix », seule garantie d'un bon usage des deniers publics. Dans ces conditions comment expliquer qu'invariablement les critères de jugement des offres dans le domaine de la restauration des objets d'art donnent une telle importance au prix ?

                Une récente discussion avec un conservateur du patrimoine est à ce sujet assez éclairante. Au cours d'un échange à bâton rompu, il m'avouait sa crainte et sa difficulté à imposer des critères qualitatifs à la seule raison, le cas échéant, de devoir les justifier. En effet si la commission délibérative était amenée à choisir une offre en fonction de critères autres que financiers, elle s'exposerait à la fois à des suspicions de fraude et à la fois à des recours administratifs de la part des candidats malheureux. En d'autres termes elle prendrait un risque que personne ne souhaite assumer.

                Il faut reconnaître que le choix du moins disant, et par conséquent cette « politique du parapluie », n'est pas particulière au domaine du patrimoine. Lorsque l'on observe le fonctionnement adopté par les cellules des marchés publics, on constate que cette pratique est quasiment une règle générale : de l'achat des fournitures par les collectivités aux appels d'offres du BTP, la même règle financière semble s'appliquer.
    Et c'est peut-être là que le bas blesse. Peut-être sommes nous coupables de ne pas avoir suffisamment rappelé que l'objet d'art n'est pas un objet comme les autres.  Comme le soulignait Georges Brunel [1] « la particularité du travail de restauration résulte directement de la particularité de l'œuvre d'art. [ ] La différence entre l'œuvre d'art et l'objet ordinaire, et par conséquent la différence entre la réparation et la restauration, n'est pas une affaire de matériau ou de technique ; elle tient uniquement à la reconnaissance de l'objet comme œuvre d'art. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Comment dès lors faire valoir cette singularité au moment même où l'Etat paraît se désengager et où des institutions telles que les Monuments Historiques semblent remettre en cause les protections afférentes aux objets inscrits à l'inventaire ? Peut-être en faisant remarquer les limites qu'implique une telle politique dans la mesure où le choix systématique de critères  financiers largement prédominants dans les cahiers des charges contraint toute possibilité de sélection des candidats. En effet face à deux montants de devis sensiblement équivalents, l'importance accordée aux critères de prix (qui rappelons-le jouent dans la plupart des cas pour 60 voire 70% de la note finale) la commission délibérative n'a d'autre choix que de prendre le moins disant, et ce quelle que soit la nature des prestations proposées.

    Peut-être en rappelant aussi aux donneurs d'ordres cette réflexion que m'a faite un jour un ami à propos du vin « tu sais, dans le fond, un vin médiocre et bon marché est toujours un vin trop cher ». Car non seulement cette politique est condamnable d'un point de vue éthique, mais aussi dommageable, à terme, à nos finances publiques. Car devoir refaire, quand ce n'est pas défaire, ce qui a déjà été fait, c'est payer deux fois. Avons-nous réellement les moyens d'une telle politique ?

     

    Olivier Clerin


    [1] Introduction à la « Théorie de la restauration » de Cesare Brandi, Ecole nationale du patrimoine, Momum, Edition du patrimoine, Paris, novembre 2000.



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  •           Monsieur,

    C'est avec le plus vif étonnement, que j'ai pris connaissance de votre courrier en date du 26 juin 2008 adressé à Madame la Présidente de l'ACRMP en réponse à celui qui vous a été adressé le 11 mars (de la même année). Il semble que vos services n'ont à ce jour toujours pas ratifié la Charte Marianne qui précise à son chapitre 3 que le délai de réponse à un courrier ne peut excéder deux mois !!!<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Cette réponse tardive est d'autant plus préjudiciable, que l'objet du courrier était une procédure d'appel à candidature[1] puis d'appel d'offres dont les délais sont aujourd'hui clos[2]. Aussi, une rédaction plus diligente aurait-elle permis aux instances de l'ACRMP de répercuter en temps utiles auprès de ses membres, les éclaircissements que vous apportez.

    Au-delà des lenteurs de votre administration, je serais tenté de dire comme Cyrano : « Ah ! Non ! C'est un peu court ».<o:p> </o:p>

    Si en effet, rien dans les lois en vigueur, ne vous permet de faire référence de façon explicite aux titres et diplômes de formation initiale des prestataires auxquels vous souhaitez avoir recours ; rien en revanche, ne vous interdit dans l'appréciation des candidatures et des offres d'apporter une place prépondérante aux références de ces derniers ainsi qu'à la note méthodologique qu'ils pourraient présenter. Or, bien que considérant que les capacités professionnelles et techniques soient des « critères de première importante », vous n'avez pas souhaité qu'elles représentent dans le jugement des offres le premier élément de notation lui préférant très largement le prix. Mais ici, il ne s'agit plus de la loi, mais de votre seule volonté, les textes vous laissant toute latitude sur le pourcentage que vous dédiez à chaque critère.

    Quand « aux règles de la budgétisation préalable » ainsi que « les limites financières de l'opération », permettez moi de penser qu'il ne s'agit là que d'un prétexte, d'une billevesée.

    Car si je vous comprend bien, et le cahier des charges semble le confirmer, cette opération est une programmation vieille de 4 ans et vous espérer réaliser le même chantier sans réévaluation financière. Une telle méthode, en plus d'être économiquement irréaliste est techniquement illusoire. Alors si l'on ne peut augmenter le budget, on peut toujours diminuer les travaux en privilégiant avant tout, les interventions de conservation et en programmant, pour une autre tranche, celles relatives à la restauration.

    Enfin, vous vous déclarez « parfaitement conscient de la difficulté d'intégrer les prestations de restauration sur des biens de type peintures murales, tableaux, polychromie, etc. dans un chantier à de multiples lots, conçu par un maître d'œuvre unique », mais vous ne semblez pas être ému par le délai de réalisation des travaux qui privilégie de façon manifeste de grosses structures à multiples employés. De plus ces délais ne tiennent aucun compte des temps d'évaporation des produits préconisés dans l'étude ce qui conduira inévitablement à ne pas respecter leurs modalités[3] d'utilisation si les candidats retenus ne souhaitent pas supporter les pénalités de retard prévues à l'article 4.6 du CCAP. Quand on a mis plus de quatre ans à lancer une opération de travaux, on peut me semble-t-il prévoir plus de quatre mois et demi pour leur réalisation.

    Mais sans doute existe-t-il des impératifs administratifs ou législatifs hautement prioritaires qui justifient de faire vite plutôt que de faire bien.

    Pour conclure, si comme vous le suggérez, « il convient de réfléchir au rôle et responsabilité des maîtres d'ouvrage et d'œuvres afin que soient conduits des chantier qui répondent aux objectifs de tous dans le respect de la légalité des marchés publics », il me semble à moi, qu'il est urgent de réfléchir aux modalités des chantiers dans le respect du Patrimoine. <o:p> </o:p>

    Sans illusion sur la célérité de vos services à mener une réflexion constructive sur la conservation du Patrimoine, veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes biens sincères salutations.

                                                    Un restaurateur fatigué de voir piétiner le Patrimoine de sa région.



    [1] Annonce n° 42, publiée le 01/03/2008 – BOAMP 044A – Dépt. 31.

    [2] 28 mars 2008 pour les candidatures et 29 mai 2008 pour les offres.

    [3] Je me permets de vous rappeler ici que si comme l'indique l'étude, le diméthylformamide devait être utilisé sur les couches picturales sont temps de rétention est de 40 jours pour 17 mg introduits. Ce temps passe à 50 jours si ce solvant est remplacé par du diméthylsulfoxide, moins toxique pour l'homme.



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  • Mon ventre commençait sérieusement à gargouiller lorsque le conservateur ouvrit la porte. Cela faisait déjà trois bonnes heures que nous nous acharnions à rédiger nos devis sur d'immenses toiles récalcitrantes à tout examen quand il prononça, sur un ton faussement ironique :

    -         que diriez-vous d'une restauration rapide 

    C'est avec une joie non dissimulée que nous avons posé nos carnets et nos stylos pour le suivre dans les méandres de la réserve, traversant tour à tour portes blindées, digicodes et sas de sécurité pour atteindre enfin l'air libre. Mais mon enthousiasme retomba vite lorsqu'il ajouta, l'œil pétillant :

    -         vous allez voir, c'est un resto bio formidable ! J'y amène tous vos collègues restaurateurs. Ils ont tous adoré !

    Mentalement, j'ai décidé de prendre sur moi. Même si mes parents m'ont toujours appris à ne pas avoir d'a priori, il faut dire qu'en ce qui me concerne, la cuisine bio, je coince. Mais là, dans cette banlieue sinistre éloignée de toute trace d'activité humaine, il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur.

    Le premier coup de griffe à mes bonnes résolutions a commencé devant la vitrine de la cantine. Car il faut bien avouer que ce que j'avais en face de moi n'avait rien à envier au resto U de mes études.  La décoration intérieure, toute dans les tons vert, jaune et orange, me rappelais invariablement les exploits de mes chers enfants au moment de la fête des pères : fleurs multicolores sur palissades en bambou et tables en formica agrémentées de végétaux réalisés au pochoir.

    Je persévérais laborieusement à me réciter des mantras relaxants tout en prenant place dans la file d'attente, armé de mon plateau plastique et de mes couverts jetables. Mais la tentative allait être de courte durée quand j'aperçus  l'entrée : au-dessus d'un bol en grès, une ardoise d'écolier indiquait que le liquide vert était une soupe de cresson. Ce n'est pas tant l'aspect filandreux ni même la couleur fluo qui m'a rebuté mais plutôt les objets non identifiés qui clairsemaient sa surface.

    Rapidement je me dirigeais vers les plats chauds en continuant à psalmodier intérieurement « tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».

    -         Et qu'est-ce qu'il prendra le jeune homme ? 

    La voix parvenait de l'autre côté du comptoir. Je demandais alors le plat du jour.

    -         Riz aux céréales avec brochette de tofu mariné.

    -         Ah..... !!!! Grand vide.

    -         Et sinon ?
    -         Sinon rien !

    Devant les signes d'impatience de mes voisins, je me décidai à prendre mon assiette et à poursuivre. En arrivant devant la corbeille à pain, je sentais mes défenses déjà bien entamées. Je plongeai une main vorace dans l'intention de faire quelques prudentes réserves jusqu'au moment où mes doigts rentrèrent en contact avec ce qu'il faut bien appeler ...des biscottes. D'aspect, il y avait bien une couleur pour la croûte, une autre pour la mie. Mais tactilement, c'était du papier de verre.

    J'ai alors senti une main se poser sur mon épaule. Une femme, d'age indéfinissable, m'indiquait de son index un petit écriteau sur lequel était griffonné « Ne surconsommez pas. Evitez de trop prendre de peur d'avoir à jeter ». Je crois que c'est à cet instant précis que j'ai mentalement craqué pour la première fois.

    Inutile de vous raconter la suite du repas. A la fin du déjeuner, en apercevant mon assiette pratiquement intacte, le conservateur m'a gentiment demandé s'il pouvait la terminer. Alors que je lui tendais ma brochette de cubes en caoutchouc, il m'assena le coup de grâce :

    -         Pourtant les restaurateurs, ils raffolent du bio, non ?

    De la scène qui suivit, je n'ai pas beaucoup de souvenir. Dans mon énervement, je crois que j'ai parlé de « restauration in situ indécente », de « réserve étanche », de « solvants qui empestent », « d'absence totale de ventilation ». Ce dont je suis sûr, c'est ce qu'il m'a dit un mois plus tard. Pour m'annoncer que notre groupement avait remporté l'un des lots,  il a murmuré d'un ton ironique :

          -  Je crois bien qu'il va vous falloir vous habituer à la restauration bio !
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>     

    Olivier Clérin


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  • Deux marchés, deux partis pris. Et c'est pourtant la même collectivité, la ville de Toulouse, qui lance simultanément deux consultations on ne peut plus contradictoires.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Tout d'abord à l'église Saint Nicolas pour la restauration des peintures murales où pas moins de 200 m2 de zones lacunaires sont à reconstituer[1]. Ce qui est étonnant dans ce marché[2], c'est le nom du donneur d'ordre : la Drac Midi-Pyrénées. Alors que le nouveau code du patrimoine est sans ambiguïté sur la marche à suivre, il semble que la ville de Toulouse ait choisi de déléguer sa maîtrise d'ouvrage. Ce qui est beaucoup moins surprenant, ce sont les critères d'attributions retenus par ceux censés être les garants « scientifiques » des opérations de restauration. Car comme pour l'appel d'offre de Figeac[3], le prix des prestations comptera pour 60% de la note finale alors que la note technique pour seulement 40.

    Ensuite pour les musées Saint Raymond et Paul Dupuy[4]. Le marché négocié, scindé en deux lots, comprend la restauration de monnaies romaines et la stabilisation d'objets en plomb, fer et acier. Mais à la grande différence du précédent, voici ce que l'on peut lire au chapitre « critères de jugement des offres » :

    -         référence 25%

    -         C.V des intervenants 25 %

    -         Qualité du mémoire technique (qualité des descriptions, présence des photos et qualités des propositions de traitement) 25 %

    -         Le coût 25 %

    Mieux encore. Au chapitre « délais de validité des offres » il est stipulé qu'une « visite est obligatoire sur le site le 18 juin 2008 » et que le prestataire devra fournir dans sa proposition un certificat de visite, le mémoire technique et devis, CV et références professionnelles ».

    Pour conclure, la ville de Toulouse devrait au moins s'interroger sur un point. Si les subventions de l'Etat sont une aide non négligeable aux finances de la ville, ce type d'appel d'offre est-il vraiment dans l'intérêt du patrimoine toulousain ? Est-ce que les précautions prises pour la sauvegarde des pièces romaines deviennent caduques lorsqu'il s'agit de restaurer les œuvres du plus célèbre peintre décorateur de la ville rose ?Olivier Clérin.


    [1] Les peintures décoratives (faux-appareil et motifs ornementaux) sont l'œuvre du peintre-décorateur BORIOS qui réalise également la voûte étoilée sur fond bleu-ciel de l'édifice.
    Les six grandes scènes de la vie de Saint-Nicolas sont, pour cinq d'entre elles, l'œuvre du peintre et directeur de l'Ecole des Beaux-Arts de Toulouse, Bernard Bénézet, réalisée entre 1891-1894. Les restaurations concernant l'œuvre de Bénezet correspondent à environ 80m2 des 200m2.
    [2] Annonce N°08-139199 , publiée le 10/06/2008 sur le site du journal officiel.
    [3] Voir précédent texte publié sur ce blog.
    [4] Annonce N°42, publiée le 01/03/2008 dans le BOAMP 044 A, dépt. 31


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